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Edito du 12-04-2013                                      

Edito d'aujourd'hui

Blanc d’oubli

 

     
                              

                                                                            

 Pour ce premier roman, Even Gil a choisi de nous faire pénétrer dans un monde particulier : celui feutré du pavillon long séjour d’un hôpital imaginaire. Que fait cette femme à l’âge incertain posée là ? Elle ne communique plus. Volontairement ou parce qu’elle est réellement perdue ? A travers ses pensées dispersées, elle nous promène entre aujourd’hui et hier. Sa vie se mélange en un kaléidoscope bigarré. Passé, présent, se superposent. Cette ancienne comédienne joue-t-elle encore la comédie ? Ou bien souffre-t-elle de troubles cognitifs ? S’invente-t-elle une vie qui n’a jamais eu lieu ? L’enfance revient en boucle. Tout commence le jour de son anniversaire, mais lequel ? Elle ne sait plus. Elle a oublié son âge. Entourée de sa famille, fêtée, adulée, elle laisse son esprit s’égarer vers d’autres moments joyeux ou tristes

Roman pointilliste dans lequel les couleurs complémentaires de l’existence superposent les couleurs primaires de celle-ci. Chaque phrase, chaque expression sont choisies avec soin et ne sont pas interchangeables. Raconté sans chronologie, cet exercice difficile d’un mélange passé-présent-folie est réussi. On s’attache à cette vieille femme au caractère affirmé. On la suit dans les méandres enchevêtrés de ses souvenirs. J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien…. Quant au chat qui apparaît, disparaît, la nargue, la veille, est-il le fil rouge de cette pelote de sensations ?

     

Si cet écrit a été couronné du « Prix du premier roman » remis par EDIT’O, Les Editions Oléronaises, à l’issue du concours 2012, ce n’est pas par hasard car Even Gil – Gil Melison-Lepage - l'a porté en elle très longteps. On le trouve chez l'auteur et dans les Librairies de Haute-Marne (12 € + frais d'envoi)

 

Edito du 06-11-2011                                      

Edito de novembre 2011

La grande voyageuse est rentrée !

 

 

Après Tintin au Tibet, c’est Cochonnet en Chine (vous voyez, je suis en plein dans l’actu) et j’envisage la construction d’un ouvrage relatant mes impressions en 3D évidemment : Déambulation, tant j’ai parcouru de kilomètres, monté d’escaliers, grimpé jusqu’au sommet ; Découverte d’un monde en mouvement, de personnages sympathiques, de lieux insolites ; Diplomatie sur laquelle je ne m’étendrai pas, car j’ai pris pour partie à travers ce blog de rester légère, légère, légère… et on ne m’a confié aucune mission diplomatique.  Mais peut-être vous raconterai-je un jour prochain les péripéties que ma demande de visa a suscitées

     
                               
   Soleil couchant dans la Baie de Hong Kong  

Trêve de mauvais souvenirs. Restons dans la légèreté, l’élégance, la douceur. J’aurais pu également utiliser trois autres grands D : Débauche de couleurs, de parfums, de senteurs, de sourires ; Déclic tant mon appareil photo s’est déclenché sur mille et un moments particuliers ; ou même encore Digestibilité domaine sur lequel je ne donnerai cependant aucun détail.

Ce voyage a été merveilleux, trop court, rempli d’amitié.

 

 

 

 

Edito du 28-09-2011                                      

Edito d'octobre 2011

         
          

Viennent de paraître aux Editions Châtelet-Voltaire (toute nouvelle maison d’édition qui s’installe à Cirey-sur-Blaise en Haute-Marne) six petits recueils que sept écrivains ont construits avec talent : Gisèle Bienne Le blues du tram ; Marie Cuillerai De l’argent faisons table rase ; Henri-Pierre Jeudy et Maria-Claudia Galera Ecrire la ville Saint-Dizier ; Gil Melison-Lepage Chroniques dès potron-minet ; Masahiro Ogino Un Japonais en Haute-Marne ; Emmanuel Tugny Pour un dressing.

 

 

 
         

Mais que diable va-t-elle faire dans cette galère, allez-vous penser. D’abord ce n’est pas une galère, écrire est pour moi un bonheur. Ensuite, j’ai un gros défaut : un goût pour l’aventure, pour l’insolite. Etre au sein d’une expérience est jouissif. On a demandé ma participation et j’ai immédiatement accepté. Suis-je kamikaze à embarquer ainsi vers des rivages inexplorés ? J’ai déjà tellement foncé tête baissée dans la nouveauté, je m’y suis tellement cassé le nez que je devrais être vaccinée ! Et bien non : entreprendre me fait palpiter ; les rencontres m’intriguent ; bondir dans l’inconnu me remue. J’espère seulement que la belle histoire se poursuivra, longtemps, longtemps…. et que j’aurai toujours cette curiosité à fleur de peau.

 

 

 

 

Edito du 26-08-2011                                      

Edito de septembre 2011

         
        

 

 Petites escapades au cours de cet été mi-figue/mi-raisin. Travaux en tout genre dans la maison. Ecriture de commande. Mille et une photo à classer, à répertorier, à confier à mes albums. Ces derniers prennent de plus en plus de place. Puis, toujours – car il faut rester sérieuse – des heures de travail pour mes divers employeurs. Vacances en demi-teinte donc, en semi-repos. Mais délicieux souvenirs. Avec le temps, je ne conserve que les souvenirs agréables. Je jette à la corbeille, définitivement, les choses désagréables. Même les photos à peine floues, les exercices écrivatoires avortés, les histoires à pleurer, tout ce fatras disparaît de mes chroniques. Au fond, c’est drôlement pratique de perdre la mémoire – un peu, un peu seulement.  

A propos de ces albums de plus en plus envahissants : il se trouve que j’en ai ouvert un sous le titre « album à grimaces ». Très vite, il m’en a fallu quatre pour y glisser les simagrés de plusieurs générations. Et depuis lors, ce sont ceux-ci que mes bons petits diables – enfin, petit, petit, pas si petit que ça – feuillettent le plus volontiers. Mais l’idée a son revers, car depuis, dès que je sors mon Canon, ils grimacent, froncent les yeux, tirent la langue, se tortillent, s’ébrouent.  Plus moyen d’avoir un cliché sérieux, désireux qu’ils sont de figurer dans « l’album à grimaces »

 

 

 
    
         

 

Edito du 06-07-2011                                      

Edito de juillet 2011

Vacances ? Paraît que oui. Bon, d’accord, les vacances d’été sont arrivées ! Cette habitude qu’on a conservée de calquer la vie du quotidien besogneux sur le rythme scolaire (qui d’ailleurs va évoluer sous peu – parole, parole, parole) me paraît critiquable. En effet, nous n’avons pas cette chance (chance ??) de travailler tous au rythme scolaire. Quoique la France soit le pays des congés maxi.  Aussi devons-nous, dès lors que nous sommes dotés de progéniture, partir au soleil, à la neige, à la campagne, à la ville (c’est selon) en troupeaux, tous en même temps. Transhumance obligatoire. Estivage vital du mois de juillet au mois d’août. Du moins pour les privilégiés. Ce qui me laisse perplexe. Routes encombrées. Transports bondés. Prix des repas et du repos en hausse (et je passe sous silence les marchés de villégiatures ensoleillées) Loisirs bâclés. Bousculades et énervements. Grogne,  moustiques et bruits. Que du bonheur, quoi !

     
                                  
   Suis-je en train de devenir une vieille cochonne acariâtre ?  

 

 

 

 

Edito du 12-06-2011                                      

Edito du mois de juin 2011

Ô mon bateau

Ces dernières semaines, il m’est arrivé un petit truc surprenant. Oh ! rien d’extraordinaire bien sûr, mais tout de même (ma vie est une  vie sans prétention émaillée de simplicité). J’aime la mer…. Non, en vérité, j’aime l’océan, sa mouvance, ses couleurs, ses parfums, ses écumes, ses ressacs ; la mer étale, molasse, clapotante, est bien trop calme à mes yeux. Tandis que l’océan. Ah ! l’océan… Je peux rester des heures à regarder l’horizon, bercée par le turquoise profond. Par conséquent, j’aime les bateaux. Mais  attention, je n’aime pas tous les bateaux : j’aime les voiliers. Je flippe beaucoup moins pour les moteurs. J’aime les voiliers alors que je n’ai pas le pied marin. Le moindre roulis jette mon estomac dans une sarabande effrénée, ce qui évidemment enlève tout charme à la traversée. Donc, puisque je ne peux profiter pleinement de cette passion, je vis un amour marin platonique et suis une « barreuse » passive ! (on fait ce qu’on peut)

     
                       
     

Dernièrement, j’ai voyagé dans les îles anglo-normandes. Bonheur.  Vent du large. Sel sur la peau. Délice. Et… la joie d’apercevoir l’un des plus beaux trois mâts que je connaisse : le Belem. Je l’avais déjà croisé dans une autre vie. Et je l’ai reconnu, majestueux, superbe, arrivant au port de Saint-Malo. Puis à quai, toujours fringant. Attirant toujours autant de curieux, autant de questions, autant de flashs.

Que du bonheur ! 

 

 

Edito du 08-05-2011                                      

Edito du 1er mai 2011

Me voici lancée dans de nouvelles aventures… Certains couraient à la poursuite du diamant vert (film de Robert Zemeckis), d’autres comme Douglas Kennedy sont à la poursuite du bonheur (vaste programme), ou Marcel Proust à la recherche du temps perdu (vaste programme également). Plus modestement, depuis quelque temps, je parcours les cimetières ! A la recherche de l’épitaphe fantastique, de la sépulture extraordinaire, du lieu de repos sympathique, du fatras d'objets endormis, de l'insolite romantique. C’est donc pour moi aussi un vaste programme puisque ma quête ne connaît ni frontières, ni religions, ni même de méfiance (sauf peut-être à choquer d'être ainsi l'appareil photo à la main). Je sais hélas, que je n’ai plus guère de temps devant moi, mais j’espère parvenir à saisir la fugacité de l’instant, le solennel de l’endroit, le questionnement des souvenirs et, sans doute, vous en livrer un jour prochain le contenu.

                                     

 

Edito du 28-02-2011                                      

Edito du 1er mars 2011

Il faut que je vous dise…. J’ai dû me séparer de mon cabriolet. Oui, oui, je l’ai vendu. Vendu mon rêve d’ado. Rêve d’ado que j’ai réalisé sur le tard. Sur le très tard même. Si aujourd’hui les minettes s’évanouissent en hurlant devant Justin Bieber ; ma génération rêvait sur James Dean. James Dean et son regard de myope ; James Dean et son blouson au col relevé ; James Dean et son cabriolet (fatal, fatal) Mais, bien sûr, jeune je n’avais pas les moyens ; moins jeune j’avais d’autres préoccupations (car je fus une très jeune mère de famille) et ce fut sur le tard que, par hasard, j’ai pu m’offrir un magnifique cabriolet (d’occasion, mais tout de même) Que de plaisir j’ai eu à rouler  les cheveux au vent. Que de bonheur j’ai pris à rouler sur les petites routes de Haute-Marne, dans les rues d’Avignon, ou de Nancy ; et encore sur les boulevards de la capitale. Même les quolibets ne m’atteignaient pas, tant le ravissement m’enchantait. Mais voilà j’ai dû briser le rêve. Vendre l’objet fétiche si longtemps désiré. Et j’en ai bien du chagrin.

     
                         
     

 

Edito du 19-01-2011                                      

Edito de fin janvier 2011

Il y a quelques années, dans un ouvrage paru dans mon département, l’auteur écrivait « la cité bragarde n’est pas seulement le bastion des maîtres de forge, elle abrite aussi une incroyable globe-trotter qui, paradoxalement, y passe toute sa vie. GML se définit comme une voyageuse, mais pas au sens où on l’entend d’ordinaire : elle n’est jamais allée aux Indes ni aux Etats-Unis, c’est un « tour opérateur » de l’imaginaire, une exploratrice des existences, une fouilleuse de souvenirs….. »

A l’époque l’auteur avait raison, la Cochonne ne voyageait guère. Sauf bien sûr, à travers les mots, les rêves, les histoires imaginaires. Elle inventait, inventoriait, écrivait, écrivait…. Puis les circonstances ont fait qu'elle a dû se battre en mettant en avant d'autres talents pour vivre, pour survivre (si tant est qu'elle possède quelque talent). L’écriture ne nourrit pas, ou si mal. Elle s’est trouvée reléguée au second rang, voire au troisième. Et les voyages ont fait parti du quotidien de la Cochonne : un jour ici, un jour là, hier au bout du monde, demain peut-être ailleurs. Les kilomètres s’additionnent. Le temps s’en va. Plus de temps pour l’écriture, ou si peu. C’est ainsi qu'elle a rayé  de son C.V. le mot « Ecrivain » dont elle était si fière. Peut-être  l’avait-elle usurpé ? Peut-être n’était-il pas mérité ? Peut-être est-ce mieux ainsi ?

Mais l’écriture lui manque. Elle lui manque furieusement. Même si, parcimonieusement, parfois, on lui commande un article, quelques recherches, quelques phrases calibrées pour tel ou tel magazine, tel site Web, tel donneur d'ordre ; loin si loin de cette « fouillerie » en imaginaire qui engendrait le rêve et la conduisait vers des contrées chimériques, ludiques, sensuelles, humoristiques. Elle voyage vraiment désormais. Mille et une images se fixent dans son appareil photo, s’installent dans des albums qu'elle construit patiemment et qui font le bonheur de ses diablotins, même s'ils lui laissent un goût d’inachevé. Un parfum de regret. Un gouffre de carence. Une véritable mélancolie.

     
                                       
   Jérusalem - octobre 2010  

 

 

Edito du 29-09-2010                                      

Edito du 1er octobre 2010

         
          

 

Je ne vais pas encore vous faire le coup du « je hais l’automne … L’automne me fiche le cafard … C’est à l’automne que tout fout le camp… » pourtant, pourtant, quand je vois le temps morose de cette fin de septembre, j’ai envie de me pendre ; ou plutôt je me fais violence pour ne pas me fourrer sous la couette, volets fermés, lumière tamisée, et posés pas loin, une pile de bouquins, une théière ENORME, juste de quoi grignoter. Rester là jusqu’au printemps « dans la chaleur épaisse des langueurs océanes »*

Mais voilà, ce n’est pas possible. Alors je rêve face à la grisaille.

Je rêve de Toscane, je rêve d’Andalousie, je rêve de soleil, je rêve de douceur de vivre et je bosse, et je cours, et je compte, et j’écris, et je maudis….

 

 

 
       

* (devinez un peu qui a écrit cette si jolie phrase ???)

 

 

 

Edito du 10-09-2010                                      

Edito du 1er septembre 2010

       Aujourd’hui…. j’ai dit NON  
 

 

Ça peut paraître surprenant, mais aujourd’hui j’ai dit non. J’ai osé dire non !

Plus de soixante années avant d’énoncer ces trois petites lettres à haute et intelligible voix. Quelle performance ! J’ai dit « non » à cette dame qui voulait passer en caisse avant moi sous prétexte qu’elle n’avait qu’une baguette de pain. Je suis sortie du magasin, en murmurant « j’ai dit non, j’ai dit non… » ; j’ai rangé les courses dans le coffre de la voiture, le sourire aux lèvres, en fredonnant « j’ai dit non, j’ai dit non…. » ;  j’ai quitté le parking exultant et riant, hurlant presque au volant de ma petite auto « j’ai dit non, j’ai dit non…. » ; j’ai grimpé mon étage d’un pas léger en sifflotant « j’ai dit non, j’ai dit non…. » ; à peine rentrée à la maison j’ai raconté mon exploit « tu te rends compte, j’ai dit non, j’ai dit non… » Evidemment, on m’a regardée bizarrement. Pourtant….

Je ne suis pas préparée  à dire non. Au contraire, depuis ma plus tendre enfance on m’a construite autour du oui. Il faut toujours dire « oui », car… Ne pas vexer ; ne pas contrarier ; ne pas blesser ; baisser les yeux ; ne pas avoir d’opinion ; pas d’idées ; acquiescer ; sourire ; LA FERMER !  Et aujourd’hui, j’ai balayé tout ça, je me suis exprimée. Quel soulagement, quelle joie. La dame et sa petite baguette en sont restées pétrifiées. Dommage pour elles, c’était mon premier jour à dire NON

 

           
       Et je n'ai pas encore ouvert le cahier pratique.....  

 

Edito du 03-08-2010                                      

Edito du 1er août 2010

         Ma bibliothèque prend des allures de Carnaval !  
                 

 

 Pourtant, il y a quelques années, j’ai passé un certain temps à en répertorier les étagères. Celles du salon ; celles de ma chambre ; celles du bureau ; celles de la cuisine ; celles de l’entrée. Elles avaient toutes un numéro, une place dans l’espace, et des pages et des pages de nomenclature alphabétique, numérique, sympathique. Im-pe-ccable. Suffisait de me dire « Vialatte » pour qu’illico presto je sorte de son antre « C’est ainsi qu’Allah est grand » ou bien encore « Vian » pour que je fasse défiler devant vos yeux ébahis l’œuvre complète de Vernon Sullivan. Auteurs anglais, italiens, chinois, russes, espagnols, français… et autres se côtoyaient en harmonie parfaite sans jamais se mélanger la feuille. Romans, essais, poésie, érotisme, théâtre, science fiction, philosophie, policier ... et autres s'entendaient à merveille avec les babioles ornant le pourtour de leur domaine.

Seulement voilà, au fil des mois j’ai acheté de nouveaux ouvrages. J’ai confectionné un nombre impressionnant d’albums photo qu’il a bien fallu caser. J’ai également pensé que tel gradin, telle rangée ne me donnaient pas satisfaction. Et tout s’est trouvé bouleversé, chamboulé, changé d’étage, voire changé de lieu. Pire même, des cartons de livres s’empilent ici et là, et désormais, je ne sais plus où j’en suis.

 

 

      
     

 

Et depuis plusieurs jours, je recherche Vialatte….

 

 

Edito du 03-05-2010                                      

Edito du 1er mai 2010

   La Cochonne au pays des Soviets      
 

 

Eh ! oui, escapade vers l’Est pour la Cochonne…

Traversée de l’Allemagne, visite de Dresde (la Florence de l’Elbe) ; ville qui allie un modernisme éclatant à un passé baroque ; ville qui a su harmonieusement reconstituer – pierre à pierre d’origine – certains de ses monuments détruits lors du bombardement de février 1945 ; ville chaleureuse, vivante, éclatante, sous le soleil de ce printemps tristounet. Puis  passage, sans s’en apercevoir, de la frontière polonaise (c’est chouette l’Europe !) pour deux jours à arpenter les rues de Wroclaw, cité médiévale située sur l’Oder (la Venise de Pologne – si je vous dis que j’aime les canaux, les lagunes, les bateaux, vous ne serez pas surpris ??) ; ville aux 110 ponts et à la douzaine d'îles sympathiques où il fait doux baguenauder ; ville en construction qui passe sans transition de quartiers pro staliniens à des ensembles pro capitalistes (comme quoi….) Ville où j’ai découvert dans la petite rue des anciennes boucheries, transformée en galerie d’art, des sculptures en bronze dédiées aux animaux qu’on égorgeait allégrement il n’y a pas si longtemps. Dommage que les boutiques aient été fermées (1er mai oblige, surtout au pays des travailleurs)                                                                                    

 

 

         
         
Et sur le chemin du retour arrêt obligé devant la Porte de Brandebourg qui paraît bien riquiqui au milieu des buildings ultramodernes et gigantesques construits depuis la fin de la guerre. J’ai acheté quelques cartes postales du « avant » pour comparer avec les photos prises du « maintenant ».  Impressionnant ! ça me rappelle cette phrase idiote que nos anciens aimaient nous asséner « faut une bonne guerre pour remettre le pays sur les rails » Whouahhhhhh… ça fait peur !

 

Edito du 29-03-2010                                      

Edito du 1er avril 2010

   Aujourd'hui, c'est une bonne journée      
          Dernièrement l’une de mes amies m’a ramené d’un voyage dans le grand nord  plusieurs délicieuses choses qui parlent de Cochons (ou plutôt, si j’en crois l’imagerie de Cochonnes) Evidemment, la littérature est en Finois et…. comme dirait Monsieur Jourdain, « je n’entends rien au Finois ». Mais heureusement, il y a Google traduction et grâce à ce site j’ai découvert sur la (le ?) magnet qui désormais orne à la porte de mon réfrigérateur, une phrase que je regarde chaque matin en savourant mon petit déjeuner, et qui dit  "aujourd’hui, c’est une bonne journée »

 

 

Il me faut au moins ce coup de pied aux idées pour me mettre en branle. Le contexte politique est affligeant ; la vie économique est inquiétante ; ma vie sociale se résume au boulot, au boulot, au boulot ; donc le message rose que m’envoie la littérature finoise me met du baume au cœur.

 

 

 

 

 

 
       Merci Martine J.  

 

Edito du 27-02-2010                                      

Edito du 1er mars 2010

   Poussière tu es poussière...  
                                                  
   J'avais décidé de vous parler du printemps.....  

MAIS voilà, il m’est venu durant une nuit d’insomnie la récurrence d’un thème qui me poursuit : la poussière ! Ah ! allez-vous dire… la poussière ? Quelle drôle d’idée. Ce n’est pas un sujet d’édito. Surtout à la veille du printemps. Détrompez-vous, c’est un super sujet printanier.  Car la poussière qui passe inaperçue l’hiver, saute aux yeux au premier rayon de soleil. Vous ne voyez plus qu’elle, posée sur les meubles, encombrant les livres, occupant les coins, s’émoustillant dans le courant d’air. Enfin bref, vous empoisonnant l’existence.

Il y a aussi cette coutume du grand nettoyage de printemps. Sans doute parce que le renouveau de la nature ne supporte pas les miasmes d'une saison asthmatique. Il faut donc chasser à grands coups de plumeau et d'aspirateur les restes d'un hiver lugubre, afin que  la lumière jaillisse, afin que l'air pur envahisse nos maisons.

Pourtant, j’ai cru longtemps avoir passé une espère de pacte avec la poussière : nous nous ignorions mutuellement. Or, c’est faux. Cet accord n’existe pas et je sais bien qu’au bout du compte, c’est elle qui gagnera la bataille engagée depuis des lustres, le combat qui s’éternise. Elle aura ma peau, c'est sûr..... 

 

 

 

 

Edito du 23-01-2010                                      

Edito du 1er février 2010

   
 Mais c'est quoi ?????      
   
   
                            

 

 

 

 

 

                           

 
         

J’ai enfin retrouvé l’intégrité de ma Porcherie virtuelle !

J’ai de nouveau accès à toutes les rubriques, je peux renouveler les photographies, tripoter les textes et donner un coup de balai dans les coins. Mais - évidemment, il y a toujours un mais à tout plaisir - quelque chose me chiffonne. Des rubriques, des images, des mots disparaissent la nuit, s’évaporent le jour, entre minuit et midi – ou même entre huit et quatorze heures – sans raison apparente. Ils reviennent, sans crier gare, aussi étrangement qu’ils ont disparu. Cette fantaisie bizarre a le don d’exaspérer mes charmants collègues informaticiens, illustrateurs, intégrateurs, qui s’arrachent les cheveux, se grattent le crâne, poussent des soupirs, se demandent même si je ne « yoyotte »* pas. Je vois bien dans leur regard qu’ils n’en pensent pas moins, même s’ils restent silencieux.

Je leur répète, moi qui n’ai aucune connaissance informatique, et qui suis loin d’être rationnelle, que mes porcinets ont leur vie propre et que, de temps en temps, ils vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte, si le ciel est plus bleu et s’ils ne seraient pas mieux traités dans une autre soue. L’essentiel, bien sûr c’est qu’ils reviennent au bercail, non ? Et que je puisse, chaque mois, vous inviter à leur caresser le groin.

·         Yoyotter : patois champenois que ma grand-mère utilisait souvent. On peut remplacer cette expression par déraisonner, partir du caberlot, s’en aller du ciboulot, perdre la boule, sinoquer …..

 

Edito du 29-12-2009                                      

Edito du 1er janvier 2010

 

   Il a neigé sur ma terrasse  
                                               
     

Le réchauffement de la Planète fait couler beaucoup d’encre, coasser à tort et à travers et entretient une sorte de psychose qui, ajoutée au virus de la grippe H1N1, à la crise qui n’en finit pas, donne le vertige en ce début d’année. Pourquoi faut-il ainsi entretenir la Peur ? Je me demande si la perpétuation de ce phénomène n’est pas méditée, orchestrée, distillée, car la peur a un effet pervers sur les foules. Bien utilisée elle permet de contrôler les peuples. C’est ainsi que dans un système totalitaire l'objet de la peur est clairement identifié : désobéir entraîne une punition, voire la mort en cas de désobéissance. Mais dans un système dit démocratique où cette menace ne peut être explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des médias, avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles.

Alors comment s’y retrouver dans ces informations contradictoires qui nous arrivent ? Comment se forger une opinion ? Comment ne pas sombrer dans ce syndrome paralysant ? Car, ainsi que l’écrivait Nicolas Gogol dans les âmes mortes « plus contagieuse que la peste la peur se communique en un clin d’œil » Donc, restons vigilants bien sûr, mais ne nous laissons pas impressionner.  

 

 

Edito du 30-11-2009                                      

Edito du 1er décembre 2009

Vous n’ignorez pas, vous qui suivez depuis longtemps les exploits de ma Porcherie virtuelle, que je déteste cette saison qui conduit aux ténèbres. C’est avec angoisse que je vois se profiler le solstice d’hiver. Année après année, j’ai l’impression de ne pouvoir sortir de cette longue nuit. Pourtant je sais bien que cet endormissement est nécessaire à la re-création et qu’il est indispensable pour la terre de s’endormir un temps pour donner, au printemps, de belles récoltes . N’empêche que je ne m’y habitue pas. Pire même je  crains de plus en plus cette sombre saison. Comme si je devais un jour (ou plutôt une nuit) m’y perdre à jamais.

Sources de nombreuses célébrations religieuses ou païennes, les solstices sont marqués d’événements : nouvelle année dans l’Egypte antique, fêtes de Saint-Jean d’été qui ouvre celui-ci, joyeuse fête de la musique  pour le solstice d’été ; descente dans le pays des morts, Hanoucca dans la religion juive, entrée dans l’hivernage, pour le solstice d’hiver. Rien de si méchant pour que j’en sois inquiète. Mais sans doute  aussi que cette fête de Noël qui approche à grands pas me rend nostalgique. Nostalgie du Paradis perdu de l’enfance ? Nostalgie du temps qui passe ?

     
                                  
     

 

Edito du 01-11-2009                                      

Edito

   Retrouvailles  
   Quel silence ! Depuis le 1er juillet, plus de nouvelle émanant de la Champenoise. Croyez bien que ce silence s’est installé à l’insu de mon plein gré (comme disent les Guignols de l’info – avec lesquels je n’ai pas l’intention de rivaliser) Le serveur qui héberge cochonnet.org a tout simplement disjoncter. Ne me demandez pas pourquoi, n’essayez pas de savoir comment, car je n’en sais fichtre rien. Mes connaissances en informatique sont des plus basiques ; voire très primitives (tapoter sur le clavier, cliquer avec la souris et….  appeler au secours quand ça ne se met pas en place). J’ai donc constaté un matin qu’il n’y avait plus rien dans ce site construit par mes charmants collègues et mis en ligne le 13 octobre 2004. Comme si un tsunami avait dévasté page à page mes souvenirs.

Affolement, cris, larmes…. J’ai eu beau me démener, tenter le passage en force, rien n’y a fait. J’ai même essayé de fabriquer un blog par le biais duquel je croyais pouvoir vous retrouver. Mais rien n’est aussi sympa que ma Porcherie virtuelle depuis laquelle je peux vous faire part de mes moindres élucubrations. Alors, patiemment, j’ai attendu que mes gentils collègues aient un peu de temps à consacrer à mes verrats, mes truies, mes bêtises et, me revoici avec vous. Nous avons perdu quelques bricoles, des photos, un compteur qui ne veut plus compter, MAIS l’essentiel est là : nous pouvons converser à nouveau….

Merci, merci, merci à Raphaël et Jonhatan.

 
     

 

Edito du 29-05-2009                                      

Edito

Prions Saint Sébastien
 

Il faut que je vous raconte une anecdote pas banale qui me laisse amertume à l’âme.

Il y a quelques temps j’ai été souffrante. Oh ! rien de grave, juste une tousserie intempestive, accompagnée de fièvre, crachotements, sueurs chaudes et froides,  œil glauque, grande fatigue, etc… etc…. En dépit de cet état qui ne nécessitait pas ma mise en quarantaine (même si,  je suis la réalisatrice de ce site cochon) j’ai tenté de vaquer à mes obligations professionnelles et personnelles. Seulement voilà, nous sommes dans une période où le moindre éternuement provoque la panique parmi le bon peuple.

Que de regards suspicieux, que de mise à l’index ai-je provoqués. Soudain, j’étais la pestiférée, la contagieuse, la transmetteuse de bactéries porcines louches, et à l’évidence calamiteuses. Ce fut une dure semaine à vivre, à telle enseigne que je me suis privée d’une soirée au resto avec mes deux Martine, d’une exposition à laquelle je m’étais promis d’assister, d'une vie sociale "normale" préférant rester au fond de mon lit, après avoir avalé aspirine et grogs citronnés, miellés, rhumés.

Mon état s’est amélioré en quelques jours, sans que j’ai besoin ni de prier Saint Sébastien (saint antipesteux), ni d’organiser une procession de flagellants, ni de brûler les hérétiques, ni de subir une saignée. Ni même de m’oindre d’huile pour repousser les miasmes ou de me rouler dans la crotte de chèvre dont l’odeur, paraît-il, vient à bout de toutes les pathologies.

   
j'ai eu chaud !

 

Edito du 01-05-2009                                      

Un seul printemps dans l'année....
                                              

Vous ai-je déjà dit que j’aimais le printemps ?
Sans doute oui. Mais je suis à l’âge auquel on pardonne de radoter un peu. Alors, je vous le dis encore « j’aime le printemps ». Ses couleurs, sa douceur, ses parfums. Tout m’enchante et me laisse souvent, à l’arrêt, au bord d’une route, d’un sentier, de rien, sans voix, l’œil humide devant tant de beauté. Je ne me lasse pas, année après année, et pourtant depuis si longtemps.  Avez-vous remarqué que le ciel de mai n’a pas la même nuance que le ciel de juillet ? Avez-vous remarqué que le vert naissant du feuillage n’a pas l’ardence qu’il aura dans les mois à venir ? Avez-vous remarqué  que le soleil est tendre, amical et qu'il n'a pas envie de vous brûler la peau ? Avez-vous remarqué que la pluie s'irise comme des gouttes de diamant ? Avez-vous remarqué que le chant des bestioles qui hantent la forêt est plus musical en cette saison dite des amours ? Evidemment, vous avez remarqué tout cela et bien d’autres choses encore, imperceptibles, impalpables, mais tellement merveilleuses  que je n’ai pas assez de mots pour vous les décrire.

.... une seule jeunesse dans la vie (Simone de Beauvoir)

 

 

Edito du 21-03-2009                                      

Le Retour.....

Vous vous demandez depuis tout ce temps, si la Webmatrice que je suis, n'a pas tout simplement tué la Cochonne qui dort en elle. Il n'en est rien ! La Cochonne est encore vivante. Déboussollée, débordée par mille et une choses du courant, mais vivante et de plus en plus fantaisiste.

J'ai d'abord eu des soucis avec mon ordinateur portable - celui avec lequel je vous écris souvent - puis avec mon PC ; puis enfin quand j'ai récupéré un ordinateur flambant neuf, j'étais plongée dans les souvenirs. Je venais de découvrir, que depuis sept ans environ, grâce aux appareils photo numériques que j'ai acquis au fil du temps, j'avais sauvegardé à différents endroits de mes disques durs, internes, externes, etc... plus de 17 000 photos ! Alors, je me suis installée à les classer autrement, les clichés de "travail" ont pris place dans d'autres répertoires ; ceux de famille ou de vacances se sont éparpillés. Puis j'ai commandé environ 3 000 photo papier. Puis enfin, je me suis mise à constituer des albums et, pour qu'ils soient aussi complets que possible, à fouiller également dans la vingtaine de boîtes - grandes, petites, moyennes - où sont rangées les vieilles traces de ma vie. J'y ai passé de nombreuses soirées, pas mal de week-ends, des heures et des heures de nostalgie.  J'ai envahi les rayons de la bibliothèque avec ces albums, et j'ai dû déménager de nombreux ouvrages qui attendent désormais dans des cartons. Je me suis torturé les méninges pour tenter d'agrandir mon chez moi.... mais les murs de mon appartement ne sont pas extensibles, hélas !

Et ma Porcherie pendant ce temps s'est endormie. J'ai reçu de nombreux messages. On prenait des nouvelles de mes porcinets. Merci à tous pour votre amitié. Me voici à nouveau avec deux ou trois messages à vous offrir.

                 

 

 

 

 

 

 

Edito du 29-06-2008                                      

Edito entre deux dates

Il m’arrive quelque chose de curieux (encore, allez-vous dire, mais qu’est-ce qu’elle a cette Cochonne à vivre ainsi des moments curieux à tout bout de champs ??) Je vous répondrai que beaucoup d’événements peuvent être curieux. Suffit pour cela d’attacher de l’importance aux petits travers de l’existence, aux minuscules bonheurs de chaque jour, aux instants éphémères, aux lumières sans conséquence, à la fugacité du temps. Et pour toutes ces choses sans intérêt, croyez-moi, je m’y entends.

                

Cette fois, il s’agit d’un sentimentalisme que je ne me connaissais pas. J’ai acquis d’occasion, il y a quelques années, un magnifique cabriolet rouge – intérieur cuir noir – un superbe bijou, un rêve d’adolescente que je réalisais. Ensemble, nous avons effectué de jolis voyages, parcourant des chemins bucoliques, avalant des kilomètres d’autoroutes, musardant ici, traînassant là. Une voiture décapotable est merveilleuse l’été. C’est l’ennemi juré de l’empressement.   Pourquoi se hâter, alors qu’il est si doux de sentir le vent vous caresser le visage ? Pourquoi se presser, alors que vous glissez, béate, à l’intérieur du paysage agreste ?   

Nous étions très unies, ma voiture et moi. Certains prétendaient qu'elle m'allait bien. Nous étions donc très proche l’une de l’autre. A tel point qu’avec Elle, je n’ai jamais raté un créneau, jamais accroché quoi que ce soit. C’était la première fois que je me laissais séduire par un véhicule – par un objet ! Oui, mais voila, les meilleures choses ont une fin ET, il me faut me séparer de cette compagne. Je dois être raisonnable, confortable, penser mère-grand avec un peu plus de places à distribuer, avoir un coffre plus spacieux pour y accueillir désormais le triangle de sauvetage, le gilet réfléchissant, et je ne sais quelle faribole qu’on va nous obliger à transporter bientôt.

J’ai du chagrin de devoir abandonner mon cabriolet. Savoir qu’il va se retrouver entre les mains de je ne sais qui, me peine. Vraiment. C’est stupide, n’est-ce pas ? Il y a tant d’autres choses plus graves dans la vie.

 

 

 

Edito du 14-05-2008                                      

Edito du 13 mai 2008

Tiré par les cheveux

Il faut que je vous raconte mes errances écrivassières ; mes douleurs de créatrice ; mes doutes et mes incertitudes de chaque jour (oui, oui, j’écris presque chaque jour. Et souvent, des lignes et des lignes d’obligations, d’études, de rapports, de chroniques sans intérêt)


Parfois mes amis, autour de moi, lorsque j’évoque un embarras d’écriture, hausse les épaules et, l’air blasé, me lance « oh ! toi, évidemment, tu n’as jamais de difficulté pour pondre un article… ». Comme si le fait d’avoir des « dispositions » (comme disait ma grand-mère) me dispense de l’angoisse de la page blanche. Comme s’il suffisait de m’endormir le soir, avec sous l’oreiller un méli-mélo d’idées, pour qu’au matin, le teint frais et l’esprit vagabond, je retrouve à la place une rubrique bien tournée, flamboyante d’intelligence et sans aucune faute syntaxique. Je précise à tous ces envieux qu’il n’en est rien et que moi aussi, j’ai parfois les mélangeoires percées. Qu’il m’arrive également d’être à sec de mots, vide de bon sens et d’être dépassée par le temps qui galope. Dans ces moments de profond désarroi, je fais comme tout le monde : je tire à la ligne. J’invente du solide avec du vent. Je broie du rien en poussière de tout. Je mélange des histoires de pluie avec des légendes de soleil ; des fantaisies nocturnes avec des prises de tête de jour. Je secoue l’ensemble avec ardeur et il en sort, parfois, quelquefois – mais pas toujours – une composition talentueuse. Ou du moins, acceptable. La preuve ? Cet édito tiré par les cheveux.
     

Grand sourire, et bonne lecture à vous, mes petits porcinets. Pardonnez cette pirouette. Mais un jour viendra où je vous montrerai que j’ai du talent….. (tagada tsoin tsoin)

 

 

Edito du 09-04-2008                                      

Edito du 13 avril 2008

Le rire est le propre de l'homme
    …. écrivait François Rabelais, en un temps lointain, où justement on riait de peu et presque de tout. Les tréteaux dressés devant les églises, recevaient déjà des bateleurs moqueurs. Les libelles brocardaient le pouvoir en place. Aujourd’hui, peut-on rire de tout ? Peut-être, peut-être, mais ce n’est pas sûr. Rire, oui, mais pas avec n’importe qui (a aussi écrit quelqu’un dont j’ai oublié le nom). Est-ce à dire qu’avant de s’esclaffer, il nous faut nous méfier de notre interlocuteur ? Est-ce à dire qu’avant de s’en payer une bonne tranche, nous devons tâter le terrain ? Ah ! désormais donc, le rire perd sa spontanéité au profit de la méfiance. Rire châtié, rire BCBG, rire politiquement correct. Ah ! Ah ! Ah ! Rire devient un art difficile, voire un artifice à n’utiliser qu’à bon escient.  

Pourtant, du rire gargantuesque au rire muet de Buster Keaton, en passant par celui excessif d'un Coluche, quelle différence y a-t-il ? Peu, me semble-t-il. Les uns et les autres dénonçant au fond les dérives d'un système, les injustices flagrantes, les protocoles surannés. Mettre le doigt là où ça fait rire, met souvent l’accent là où ça coince. La découverte d’une école du rire me fait, cependant, dresser les cheveux sur la tête, surtout quand je lis que « le rire est devenu une chose sérieuse qui guérit et qui aide ». Le rire thérapie va-t-il être remboursé par les C.P.A.M. ?  Y aura-t-il des dépassements d'honaires dès lors qu'on choisira un maître ès burlesque ? Ou bien est-ce un placebo de plus, grâce à quelques chatouillis sous les bras ? Ne riez pas, ne riez pas, j’ai découvert également qu’il existe une journée mondiale du rire (7 mai prochain). Ce jour là, n'hésitez pas : riez, puisque c'est autorisé et.... gratuit !

Allons, allons, cessons de rire de n'importe quoi. Ce n'est pas sérieux et je n’ai pas pour prétention de vous guérir de vos maux. Non. Mes mots à moi sont seulement là pour vous faire sourire.
                                                                                       
Bonne lecture à tous

 

 

 

Edito du 16-03-2008                                      

Edito du 13 mars 2008

             Avec toutes nos conneries, la France d’en bas a le vertige                 

        

Si je vous livre cette petite phrase acidulée, tirée d’un ouvrage tout aussi acidulé et amusant, ce n’est pas par provocation, mais juste pour vous faire sourire en cette période d'après élections. Nous venons de subir plusieurs mois de campagne, avec une couverture médiatique tellement abondante et quotidienne que j'ai manqué attraper le tournis. Il convient donc, avant les prochaines, de se détendre. Je ne suis pas d’un naturel révolutionnaire, mais plutôt iconoclaste. Rire des travers (et non pas de travers) de notre société au lieu d’en pleurer ; ne pas trop se prendre au sérieux,  mais faire les choses sérieusement, telle pourrait être ma devise, si toutefois il m’est possible, sans paraître trop prétentieuse, d’en avoir une. Donc, je vous renvoie à cet ouvrage délirant « Pépites de cafés – écrit pas Robert Ebguy chez Bernard Pascuito éditeur » Vous y trouverez plein de choses drolatiques… tique… tique….. Aïe aïe aïe !

          

 

Aujourd'hui, la racaille et la volaille s'entendent pour nous tondre la laine sur le dos

                                                                    

 

Edito du 10-02-2008                                      

Edito

    

Les préparatifs des élections municipales agitent le quotidien. Ils me renvoient à mon premier roman – inédit, faut bien le dire. C’était… c’était en… j’avoue que je ne sais plus. C’était il y a quelques dizaines d’années, dirons-nous. J’écrivais depuis toujours. Des petites choses amusantes, des poèmes bien troussés, rien de bien conséquent. Je ne me prenais guère au sérieux. Je n’avais pas du tout confiance en mon talent d’auteure !!! J’écrivais juste pour le bonheur des mots, pour la musique des phrases, pour ordonner sur le papier toutes ces idées en vrac dans ma tête. Je n’étais pas bavarde, alors j’écrivais. Je crois qu’encore aujourd’hui, il m’est plus facile d’écrire que de parler.  

Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt revenons à ce premier roman. L’un de mes fils, face à mes bluettes, m’avait mise au défi d’écrire un « vrai » roman. Le pari lancé, je m’étais attelée à la tâche. Pensant qu’un roman policier serait plus simple à écrire qu’autre chose, j’avais tracé le canevas d’une histoire de crime rural sur fond d’élections municipales, que j’avais intitulée tout simplement « Les municipales ».  J’y prenais pour décor le village où j’habitais, pour personnages une partie de la population, et pour fond bien sûr les horions qu’on échange dans ces moments là. Chaque soir, je lisais à mes garçons les pages nouvelles pondues la nuit précédente. Ils en redemandaient. Je n’allais pas assez vite à leur goût. Ils voulaient savoir qui ? Comment ? Pourquoi ? Je ménageais le suspense.                                                                                                                                                                             

     

 

Contrairement à mes certitudes, ce genre littéraire n’est pas plus facile qu’un autre. Loin s’en faut. Il faut beaucoup de rigueur pour mener à bien l’aventure sans fausses notes, sans trop d’invraisemblances. J’avais récupéré un calendrier sur lequel j’inscrivais les différentes phases du crime et de l’enquête, afin de garder une cohérence dans l’avancée de l’histoire. J’avais élaboré des fiches par personnage, avec caractère, habitudes, emploi du temps, etc... J’améliorais le tout au fur et à mesure du déroulement. Mes fils étaient en haleine. Et quand je leur ai lu le dernier chapitre, enthousiastes, ils m’ont demandé de commencer autre chose et de publier l’œuvre terminée. Je n’ai jamais publié cet ouvrage, dont le manuscrit doit traîner quelque part au grenier. Il y restera. 

Pourquoi cette histoire m’est-elle revenue ? Simplement parce que, dernièrement, je me suis trouvée invitée, chez mon libraire préféré, à une présentation d’ouvrage à laquelle participaient deux critiques gastronomique et un philosophe. Le débat s’est terminé autour d’un verre – parce que mon libraire préféré tient aussi un bar au fond de sa librairie – et, bien sûr, parce que nous sommes en pleine campagne politique, le public était constitué pour une grande partie, de candidats – de tous bords – aux prochaines municipales. J’avoue que je me suis régalée à les observer faisant des ronds de jambes à l’assistance. 

Juste un petit truc, comme ça, dans le creux de l’oreille : je viens de terminer un nouvel essai que j’ai intitulé « mes journaux de campagne ». Mais…. Chutt…. Je vais ranger le manuscrit au grenier. 

 

Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. A l'état sauvage, c'est un animal très propre
Pierre Loti

 

 

Edito du 15-01-2008                                      

Edito

          Parait qu'il faut démarrer l'année en fanfare ! Zim boum boum, zim boum boum, si l'on ne veut pas rester à quai. Toujours plus loin, toujours plus fort. Les derniers ne seront pas les premiers. Alors, je démarre en fanfare.... enfin, presque, car le temps n'y est pas ; le coeur non plus. Mais faisons belle figure puisque nous sommes encore en plein dans la période des bonnes résolutions (ah ! vous êtes déçus, vous pensiez que j'allais parler des soldes et du pouvoir d'achat... quand je vous disais que le coeur n'y est pas)      

 

Edito du 09-12-2007                                      

Edito

                                                     

Non, non, en cette fin d’année, je ne suis pas iconoclaste. Le réchauffement de la planète m’intéresse. Le réchauffement de la planète, on en parle, on en parle beaucoup. Les avis sont partagés, voire contradictoires. S’agit-il de la grande catastrophe naturelle du siècle ou est-ce le cours inexorable du système qui a vu, depuis des millénaires périodes glaciaires,  périodes brûlantes se succéder ? Disparaître les dinosaures, s’engloutir des civilisations, transformer des forêts humides en désert. Etant une béotienne en la matière, je me garderai bien de vous donner un avis. La copie de cette carte postale – reçue récemment – est juste posée là, car j’ai envie de vous inviter à sourire. Même à rire carrément, en cette période morose où le rire n’est pas vraiment le propre de l’homme. Car, comme disait Boris Vian « si on ne rit pas de la guerre quand elle n’est pas là, ce n’est pas quand elle y sera qu’on pourra le faire », j’ajouterai si on ne rit pas de la planète tandis qu’on peut le faire, ce n’est pas quand elle sera retournée à l’élément liquide qu’on le fera. Sur ce, je souhaite pour vous, une merveilleuse fin d’année et que celle qui vient vous apporte sérénité, bonheur, partage.

 

Edito du 14-11-2007                                      

Quand j'aurai l'âge de mes artères

                          

Tout d'abord un grand, un immense merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un mot d'amitié, un signe de connivence, leurs condoléances pour ces anniversaires successifs. Leurs marques d'affection m'ont fait chaud au coeur et, en cette période morose, venteuse et froide, c'est bien de chaleur dont nous avons le plus besoin. Donc merci encore. Je vous l'ai déjà dit, je déteste cette période qui conduit à l'obscurité. Le printemps est loin, mais peut-être qu'en lisant un peu de mes élucubrations nous prendrons patience.

 

Edito du 10-10-2007                                      

Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire

Et oui, trois ans déjà.

Trois ans que je vous abrutis chaque mois avec mes élucubrations - le 13, parfois le 15, quelquefois plus tard, mais toutefois aussi régulièrement que je peux. Ne vous y trompez pas cependant, même si mes sujets sont légers, mes images débridées, mes dérapages incontrôlables, je développe beaucoup de sérieux pour  tenter de vous apporter, sinon un brin de culture, du moins un souffle de fantaisie. Et, en ces temps ternes, sans couleur, sans saveur, rire n'est-il pas la meilleure récréation qui nous soit offerte ? Rire. Peut-être pas de tout - et encore - mais du moins aussi souvent que possible. Rire pour ne pas pleurer. Rire ensemble. Rire de rien. Rire de peu. Rire toujours. Pierre Desproges disait "on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui". Alors, comme vous n'êtes pas n'importe qui, que je ne suis pas n'importe quoi, rions ensemble pour cet anniversaire cochon.

 

Edito du 17-09-2007                                      

 

photos de vacances
       

La coutume veut, qu’au retour de vacances, les baroudeurs échangent leurs photos souvenirs. Soirée diapo, comme on disait, il y a peu ; soirée au cours de laquelle on devait se fader les souvenirs des autres. Quand encore, ils nous abreuvaient de paysages – exotiques ou pas – ça passait. Mais, souvent, fallait avaler, entre la poire et le fromage, voire dès l’apéritif, la photo floue de la petite crêperie sympa où le cidre était doux, ou bien encore l’énorme café liégeois avec des noisettes fabuleuses du bar de la plage, ou même, la soirée barbeq du camping des flots, avec Gégé et son slip sur la tête. Enfin bref des trucs et des machins ne présentant d’intérêt que pour ceux qui les ont vécus.

Après cette entrée en matière, je ne vais pas faillir à la tradition puisque ma photo de porc sauvage est une photo de vacances, prise au détour d’un chemin corse.  La  preuve que les cochons ne sont pas tous roses et que mes fantasmes porcins finissent par en obnubiler plus d'une. Je vous invite également à retrouver, dans ma porcherie virtuelle le portrait d'un certain nombre de cochons d'ici et d'ailleurs. De bien mignons porcinets qui ont ensoleillé mon été.

 
merci Catherine

 

Edito du 11-07-2007                                      

Attention ça va être ta fête
                                         

Lors de mes pérégrinations estivales, j’ai découvert au hasard d’un sentier une pancarte indiquant « Fête du cochon ». Pensez si la Cochonne curieuse que je suis a emprunté ce sentier, juste pour voir. Juste pour un mignon cochon, un gentil porcelet, cuit ou cru…. Mais  qui l'eut cru, car si la fête battait son plein – musique, flonflon, manèges et bières - aucun pourceau à l’horizon, ni mort, ni vif, ni en broche, ni grouinant. Rien, vous dis-je ! Ou alors doit-on considérer la chose sous l’angle sandwiches/jambon, sandwiches/ saucisse ?  Réducteur, vous ne croyez pas ? Faire la fête du cochon sans porc c’est un peu comme fêter Noël sans Père Noël. Faire la fête sans fête. IM-PEN-SA-BLE. Rassurez-vous, j’ai quand même ripaillé. Ailleurs, mieux, un autre jour. Journée Champêtre non stop, indiquait l'invitation reçue. Journée musicale, arrosée mais chaleureuse et, indirectement, le cochon présent, succulent pour le palais à défaut d'être à grogner. Bien sûr, sur cette image il est plus mort que vif ; mais quel jambon, non ? Et puis, il était vivant dans la conversation, puisque je ne me prive jamais d'en parler à tout va. J'avais même coiffé mon chapeau de paille rose et enfilé mes pieds de truie proprette pour l'occasion, mes si jolies chaussures roses et douces. Je vous les montrerai la prochaine fois. Promis.

 

Edito du 11-06-2007                                      

Ecrire est un acte d'amour
         Cette phrase de Jean Cocteau que je viens d’inscrire au dos de mes cartes de visite, me renvoie à mes propres propos. Depuis toujours, j’ai tenu ce langage : écrire est un acte d’amour. D’abord un moyen d’aller vers les autres, de les écouter, de porter leurs maux, de transcrire leurs attentes, de leur soumettre les nôtres. Quelquefois par des chemins détournées, par des sentiers buissonniers. D’autres fois en allant droit au but. A travers parfois l’étonnement des autres qui vous revient. Un moyen aussi de les interpeller, de s’offrir à eux ; une façon de leur dire « regardez-moi, aimons-nous, partageons » ; parfois, discrètement, parfois brutalement, de les initier à nos errements, à nos doutes. Tenter d’émouvoir, sentir l’émotion grimper au fil des mots, puis l’histoire terminée, le rideau tombé, savourer le souvenir de cette communion. Ecrire, chanter, jouer la comédie, peindre, sculpter, se mettre à nu ou se couvrir d’oripeaux, être sans fard ou trop fardé, s’installer dans la tiédeur d’un récit construit au petit point ou s’exposer sous la lumière éclatante d’un proscenium, n’est-ce pas la même chose ? Acte d’amour dédié à tous.                                 

 

 

Edito du 13-05-2007                                      

 

Un monde plus-que-parfait ... ou presque
                                                                               

J’avais l’intention, ce mois-ci, de vous parler dans mon édito de fleurs, de soleil, de ciel bleu. Sujet banal, sujet bateau, sujet simpliste, peut-être. Mais nous avançons, à petits pas, vers un été soyeux et, il me semblait que ce sujet pouvait devenir rubrique. Et puis, m’a sauté aux yeux, il y a quelques jours, l’image ci-dessus. J’ai désormais  un nombre impressionnant de télécommandes alignées sur la table de la bibliothèque. Que font-elles, ainsi posées chez une Cochonne pas vraiment cathodique ? Figurez-vous que je me le demande moi-même. Je ne suis pas accro au petit écran, je m’installe plus souvent avec un livre entre les mains qui me tient éveillée jusqu’au petit matin, qu’avec un film sous les yeux qui m’endort immanquablement. Alors, pourquoi cette profusion ? Sommes-nous aujourd’hui tributaires d’une technologie débordante ? Escalade d'écrans de plus en plus géants, télésurveillance, SMS, bouquet numérique, MMS, I'Pod, mobiles, lecteurs de DVD, courriels, GPS, paraboles ouvertes à l'écoute du monde entier (j’en oublie probablement) envahissent notre quotidien. Il m’arrive, même à moi, d’être paniquée à la simple idée d’oublier mon téléphone portable à la maison, alors que je prends la route. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que nous nous passions des télécommandes qui gèrent notre vie ?

 

Edito du 11-04-2007                                      

Le temps s'en va
            

... le temps, non, mais nous, nous nous en allerons (comme dit la chanson) Je reviens d’un voyage au cours duquel cette évidence m’a frappée face au scepticisme de mes amis. Bien des gens sont surpris lorsqu’ils découvrent la curiosité que je déploie pour les détails simples de la vie ordinaire – je dirai même simplissimes – voire parfois pour des éléments  bizarres ou pour, ce qui me paraît à moi, des fragments d’éternité. Regarder avec des yeux neufs, scruter l’insolite, voir au-delà du visible. J’ai sans doute trop d’imagination, car la forme d’un  nuage suffit parfois à m’expédier dans un univers original. Des porcinets qui poussent du groin dans un enclos ou un âne qui braie près d’un puits m’incitent à la fable. Un berger accoté à son bâton me la joue baroque. Un cordage qui s’enroule, une girouette qui tourne au vent, et me voilà partie pour des voyages extraordinaires. Je note mes impressions dans les carnets à couverture rouge qui ne quittent pas mes immenses sacs de Mary Poppins. Je descends de voiture. Je sors ma boîte à délirances et je saisis le fugace. Comme si je pouvais arrêter le temps, suspendre l’instant, espérer que rien ne change. Jamais…. Mais le temps s’en va, les couleurs se fanent, le quotidien devient souvenirs. Pire, les souvenirs s’éparpillent, emportés par un vent malicieux. Et moi je reste avec mes milliers de clichés accrochés à la toile, mes histoires rocambolesques que vous lirez peut-être, si vous avez le temps (comme dit une autre chanson).

     
mais il paraît que le temps n'existe pas

 

Edito du 07-02-2007                                      

Ecoutez voir....

         

Un éminent membre de la « Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’informatique et des composants électroniques » - plus connue sous le petit nom de CSTIC – a pris contact avec moi suite à la dernière question que je vous posais, via ce site de cochonneries. Souvenez-vous : je vous invitais à réfléchir sur ce mot de « blog » que je trouve fort laid. Et bien figurez-vous que cet organisme public – dans lequel de savants personnages cogitent bénévolement – a déjà tournicoté la question dans tous les sens et soumis des propositions à l’Académie française. De ce bouillonnement d’idées et d’échanges perpétuels, est née une traduction.

 Le mot blog a donc été traduit en « bloc-notes ». Terme publié au JO le 20 mai 2005 avec pour définition : site sur la toile, souvent personnel, présentant un ordre chronologique de courts articles ou notes, généralement accompagnés de lien vers d’autres sites et en notes : la publication de ces notes est généralement facilité par l’emploi d’un logiciel spécialisé qui met en forme le texte et les illustrations, construit des archives, offre des moyens de recherche et accueille les commentaires d’autres internautes (source : http://www.criter.dglf.culture.gouv.fr/pls/DGPB/affichage.affiche_fiche?id_fiche=INFO688

 Il ne faut pas se leurrer, cependant, car si cette commission planche sur le sujet et propose de franciser les termes anglais imposés par l’informatique – avec parfois à la clé des anecdotes croustillantes – il n’y a pratiquement personne pour veiller à l’application de la terminologie retenue. Quelques associations se battent pour que des mesures concrètes soient prises. Certains, après avoir parcouru les sites Internet des principaux acteurs publics et marchands,  dressent  la liste des termes jugés  « à revoir » (par exemple utiliser courriel au lieu de email). Ils prennent contact avec les webmestres pour changer les passages les plus importants. Ceux-ci font ou défont, selon leur bon vouloir.

  
merci David

 

Edito du 06-01-2007                                      

Chaîne d'union

      

La dernière mise à jour installée le 13 décembre de l'an dernier a tissé, au fil des semaines, une sorte de tapisserie ludique et curieuse. Avec moult messages reçus ici et là, soit par l'intermédiaire de ma boîte courriel, soit sur le blog prévu pour cet effet. Blog ? Vous avez dit blog ? Mais pourquoi ce mot utilisé aujourd'hui à tort et à travers ? J'ai cherché la définition, évidemment. Et voici ce que j'ai trouvé : un weblog (mot valise anglais issu d'une contraction de web et de log, log désigant les journaux de bord de la marine et de l'aviation américiane) est un site web sur lequel une ou plusieurs personnes s'expriment librement. Weblog est fréquemment raccourci en blog (fr.wikipedia.org/wiki/BLOG) Sorte de journal intime numérique ou petit forum personnel accessible à tous sur le Web (www.cubic.com)

Alors pourquoi utiliser ce mot barbare de blog ? Pourquoi ne pas employer journal numérique ? Ou encore petite conversation sur la toile ? Ou même, pourquoi pas, papotages entre amis ? Moi, au reçu de toutes ces marques de sympathie qui vont bien au-delà d'un simple échange de mots, puisque je reçois via mon facteur qui s'en étonne, coupures de presse, ouvrages sur les porcs, petits cochons en matériaux divers, enveloppes illustrées, etc... j'ai l'impression que ce sujet sans prétention - les cochons, voilà un beau sujet de conversation, n'est-ce pas ? -  génère une sorte de chaîne d'union composée d'amitié qui passe par-dessus les frontières géographiques et temporelles. N'est-ce pas mieux ainsi ?

        
j'attends vos suggestions pour la transformation du mot Blog ...

 

Edito du 13-12-2006                                      

Que la lumière soit

     

Si aujourd'hui dans nos pays industrialisés, Noël est devenu la fête de la Grande Consommation, faisant oublier  avec cette escalade les notions de partage et d'amour, il est peut-être bon de rappeler qu'à l'origine c'était tout simplement la fête de la Lumière et que, bien avant l'ère chrétienne, les bougies étaient déjà source de lumière et de joie ; symbole d'espoir et de Paix. Le solstice est le solstice de tout le monde : selon les légendes établies Mithra, dieu solaire, comme  le Jésus Christ des catholiques, est né un 25 décembre. Je n'entrerai donc dans aucune  guerre de religion (d'abord parce que je déteste la violence, ensuite parce que ce site n'est pas dédié à celà) mais je vous dirai que....

Le plus souvent les bougies sont rouges pour symboliser le feu et la lumière ; cependant qu'en Suède elles sont blanches couleur de fête et de pureté ; comme elles sont violettes en Autriche car cette couleur est celle de la pénitence.  En Irlande une bougie est allumée devant la porte de la maison pour indiquer à la sainte Famille qu'elle est la bienvenue si elle passe par là. En Finlande, la veille de Noël, des bougies sont déposées sur les tombes des cimetières et les Danois, 24 jours avant Noël, brûlent une bougie à raison d'un centimètre par jour, en se réjouissant des fêtes futures au fur et à mesure du temps qui passe.  A une certaine époque on allumait douze bougies dans l'arbre de Noël afin de représenter les douze mois de l'année.

 

  

Mais sachez aussi que dans beaucoup de pays du monde cette fête est inconnue, soit parce qu'elle ne fait pas partie des coutumes, soit parce qu'ils n'ont pas les moyens d'accéder aux réjouissances.

Et n'oublions pas, qu'aujourd'hui 13 décembre, nous fêtons les Lucie. Lucie, en latin lux, lucis, signifiant lumière. Cette date est Fête nationale en Suède afin d'honorer le jour le plus court et le plus sombre de l'année, puisqu'il semble qu'autrefois le solstice d'hiver tombait le 13 décembre. Du Moyen-âge à la fin du XIXè siècle, les suédois ripaillaient à cette occasion - viande de porc, eau de vie - avant d'observer le jeûne qui débutait le 13 pour s'achever le 25 décembre. Ne reste de cette coutume que cette Fête de la Lumière brillant dans les rues des villes.

Je vous souhaite  à toutes et à tous,  plein de jolies lumières pour agrémenter cette longue nuit.

 

 

Edito du 05-11-2006                                      

 

Ma vie en roses
            

Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte, mais celà fait quelques années que je n'ai pas sorti d'ouvrage. C'est qu'à force d'écrire, ici et là, pour les uns et pour les autres, j'ai perdu de vu mes propres désirs, mon engagement initial de n'écrire que pour le plaisir. Plaisir solitaire, plaisir douloureux souvent, mais plaisir savoureux, plaisir bonheur, plaisir sans cesse renouvelé.

Tout ce laïus pour vous annoncer que, dès la fin de novembre, un carnet de textes - inclassables comme d'habitude - sera disponible ici (ou là, comme vous voulez) : "Voleuse d'images" parle d'Amour ; parle de joies, de peine, de révoltes, de rien, de tout, de vous, de nous. Mais également de mes cochons, avec des images à la clé. Forcément, puisque le titre second de ce carnet s'intitule Ma vie en roses (cochon, roses, vous voyez le raccourci ?) Oh ! même si vous ne le voyez pas, quelle importance, l'essentiel est de renouer avec le plaisir. Non ? En espérant, bien sûr, que vous aurez autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à vous écrire.

Alors, si ça vous intéresse, faites-le moi savoir. Soit en mettant un mot sur notre blog (rubrique gruinons ensemble) ; soit en répondant à mon courriel d'annonce ; soit encore en me retournant le bulletin de souscription que vous avez reçu (pour ceux dont je connais l'adresse courrier). 
                                                                                            

    

 

Edito du 12-10-2006                                      

Joyeux anniversaire

  

       Eh ! oui, j'ai deux ans aujourd'hui. Je sais, je sais, je ne les fais pas, mais rendez-vous compte : fêter son anniversaire un vendredi 13. N'est-ce pas du bonheur assuré pour longtemps ? Alors que justement je m'interroge. Car deux ans, ça peut paraître peu ; mais dans le domaine du site Internet, c'est déjà drôlement vieux. Alors, alors, je vous pose la question : dois-je continuer de vous ébaudir avec mes cochonneries ? Dois-je encore vous donner mon avis sur des sujets aussi peu sérieux ? Dois-je toujours jouer les facétieuses ? Traquer le verrat ? La truie ? Et les porcinets ? Dois-je encore vous abrutir avec mes élucubrations ?

Je lance une sorte de référendum : OUI la Cochonne doit continuer sa traque amicale et vous livrer au fil des mois son analyse porcine ; NON, la Cochonne peut retourner compter les moutons. Votez à la rubrique "Gruinons ensemble" (pas besoin d'être à jour de cotisation, ni d'avoir une carte d'électeur) 
                                                                            

     
presque 6000 visiteurs en ces deux ans

y'aura-t-il assez de gâteau ?


 

Edito du 09-09-2006                                      

Rentrée littéraire

             

Bon an mal an, je dévore une quarantaine d'ouvrages. Tout étant relatif, certains diront que c'est peu ; d'autres penseront que c'est énorme. Je lis moins abondamment qu'autrefois car je fatigue plus vite. Les ans en sont la cause comme dit la fable. Mais cependant, la lecture me procure des soirées inoubliables. Faites parfois de colère épouvantable qui handicape ensuite la sérénité de mon sommeil ; faites aussi - et bien plus souvent - de délicieux frissons qui me font glisser dans les bras de Morphée avec délicatesse. Entre des émissions de télévision insipides et la contemplation passive du plafond immaculé de ma chambre, je n'hésite pas une seconde : un livre, tout de suite, un livre maintenant, un livre jusqu'au bout de la nuit quelquefois.

Je répertorie depuis plusieurs mois le contenu de mes bibliothèques. Je suis effrayée, plus de 3 000 bouquins sont rangés ici et là. Et je ne compte pas, bien sûr, ceux que j'ai prêtés et qu'on a oublié de me rendre. Ai-je lu tous ces écrits ? Vraiment ? Peut-être pas. Vous savez ce qu'il en est des coups de foudre livresques : on achète dans une sorte d'ivresse fébrile quatre ou cinq livres parce que la 4ème de couv est appétissante ; on les pose sur la pile des "pas encore lus mais à lire bientôt" ; on en ouvre un, puis  un autre... puis on se laisse attraper par d'autres ivresses fébriles tout aussi passionnantes. Les rayonnages se remplissent parce que la pile des "pas encore lus mais à lire bientôt" brinquebale ; notre mémoire défaille, on oublie ses premières amours...  Cependant, comme je tiens aussi depuis longtemps le répertoire de mes impressions de lecture, je peux remonter le temps. Retrouver le fil de mes engouements, replonger pour quelques minutes dans toutes ces histoires.

C'est ainsi qu'en 2006, j'ai entamé mon année littéraire en janvier avec Ilo de Franceschi et son tendre "Ecrivez-moi, Madeleine" Cadeau d'une amie encore plus gourmande que moi. Tant de tendresse et de jolies choses qu'à mon tour j'en ai offert plusieurs exemplaires. Je me suis laissée emportée par le "Portrait du Gulf Stream" d'Erik Orsenna, un régal en ce mois de janvier désolant ; puis par une "Lili la tigresse" de Alona Kimhi, absolument jubilatoire ; le "Mécano girl" de Janet Evanovich, toujours délirante, m'a procuré quelques soirées de franche rigolade ; puis, plus tard, une "Viande froide, cornichons" d'un Edouard Laurent désopilant que j'ai dévoré en deux heures ; le dernier Fred Vargas "Dans les bois éternels" qui m'a donné envie de retrouver cette auteure de talent, j'ai commandé plusieurs autres titres de cette écrivaine que j'aime ; quelques bricoles cochonnes, histoire de vous raconter des anecdotes ; et encore Misa Yamamura, Mariama Bâ, Yann Queffelec, Roberto Ampuero, Stephen King.... et, sans doute pour "m'indigestionner", de nombreux ouvrages "politiques". Espérons qu'ils ne m'auront pas écoeurée pour les prochaines échéances électorales. 
                                                                                                    
  
bonne lecture à toutes et à tous

 

Edito du 25-07-2006                                      

Ecoutez voir...

J'ai une réflexion à vous livrer. Il fait chaud ! (non ceci n'est pas ma réflexion, mais une constatation)
Seulement voilà, les températures que nous venons de connaître - peut-être un peu supérieures aux normales saisonnières - catastrophisent les médias, les politiques, les citoyens qui s'ennuient sûrement, les uns et les autres qui ne cessent de gémir contre le soleil, sauf bien sûr ce couple de cochons qui a trouvé l'endroit idéal pour subir les affres de l'été

Ils savent bien, eux, que depuis la nuit des temps il faut se mettre à l'abri des rayons ardents ; ils n'ignorent pas qu'entre midi et seize heures, l'ombre est plus propice aux chairs tendres ; ils n'ont pas oublié que s'agiter avec Phébus au zénith donne des suées. Aussi ne se laissent-ils pas impressionner même par le gros zoom du photographe impénitent que je suis. Ils sont posés au frais, stoïques, et rien ne les fera bouger. Alors pourquoi y a-t-il autant d'agitation devant un phénomène plutôt banal ? Pourquoi faut-il qu'aujourd'hui tout prenne des allures de catatrosphes ? Un coup de chaleur devient une canicule, le moindre raz de marée un tsunami, la finale de coupe du monde un désastre national à faire chuter le CAC 40... De grâce, ne nous affolons pas pour si peu. Restons zen et

hydratons-nous (et rendez-vous pour ça à la rubrique glanderies)

 

 

Edito du 29-05-2006                                      

ça c'est du cinéma !

Une fois n'est pas coutume, j'ouvre mon site de cochonnerie sur un coup de coeur dans lequel les cochons n'ont rien à faire. Almodovar, j'adore. A tel point, voyez-vous que, moi comédienne de 52ème zone, perdue dans le fond d'une campagne où ne poussent pas encore les éoliennes, s'il faisait un casting - afin de recruter une blondasse pour jouer le rôle de la potiche muette, en équilibre sur les mains, dans une scène coupée au montage  - je serais capable d'apprendre l'espagnol en une semaine et d'aller jusqu'à Madrid en sautant à cloche pied ! Quand on aime on ne compte pas... Mais venons-en au fait.

Volver, c'est un film de femmes qui gravitent dans le monde "Almodovardien" : il y a du rouge, du sang, des gros seins, des larmes, du rire, du sexe, de la douleur, de l'extravagance, des embrassades, de la musique, et de la nostalgie à faire sortir son paquet de Kleenex. Ah ! j'oubliais, il y a aussi le vent. Ce vent qui rend fou, ce vent qui joue sur les nerfs. Et de l'image sublime. Et des plans séquences merveilleux. Il y a  Carmen Maura, surprenante, chaleureuse ; Lola Duesnas étonnante ; la magnifique Pénélope Cruz, généreuse, sensuelle. Elles sont belles, elles sont fortes, elles sont loufoques, elles sont débrouillardes, elles sont solidaires et Pedro Almodovar les met si bien en espace. C'est vraiment le réalisateur qui sait le mieux parler du sexe faible.

A voir, à voir, à voir....

                                                                                      

   

 

Edito du 10-04-2006                                      

c'est le printemps !
(Quel scoop)

        

     J'avais l'intention de joindre à mon édito de ce mois d'avril une aimable photo fleurie. Des jonquilles ou des pensées, quelque chose de colorée, de sympathique. Or, on m'a fait remarqué dernièrement que je courais beaucoup, un jour ici, un autre là. Est-ce à dire que je n'ai plus le temps de respirer l'air du printemps ? De me pencher sur la nature ? Pourtant, pourtant, à travers mes histoires cochonnes vous verrez que j'ai quand même quelques jolies images à vous donner. Alors prenez les comme elles viennent, avec amitié, sans chercher plus loin. Joyeux printemps à toutes et à tous...

Ô souvenirs ! Printemps ! Aurore ! Victor Hugo 

                                                           

       
merci à Cat pour cette image rigolote

 

Edito du 05-03-2006                                      

un peu de symbolisme,

Juste pour le plaisir et pour revenir vers nos chers petits cochons, porcs, verrats, et autres truies de la création. Sans oublier, bien sûr, les sangliers puisque, pour l'instant, ces braves bêtes ne sont pas consignées pour cause de grippe aviaire. J'ai lu, dernièrement, quelques lignes qui me paraissent intéressantes et que je livre à votre réflexion : la truie, particulièrement prolifique, dont la gestation dure trois mois, trois semaines et trois jours (trois étant le chiffre magique par excellence - on se croirait dans un roman à clef écrit par Dan Brown) était dédiée à Déméter, déesse de l'abondance et de la terre cultivée. A chaque récolte, on en immolait une à son intention. Dans la tradition grecque, le sang de cochon purificateur lavait des souillures morales. A Rome, le sacrifice d'une truie, qui plaçait sous les meilleurs auspices les grandes occasions, intervenait également après un décès. La truie étant censée accompagner l'âme du mort vers les cieux.

Alléluia ! Alléluia !

 

 

Edito du 21-01-2006                                      

ouf ! elles sont passées...

   

Les fêtes ! Oui, Noël, jour de l'An, voire Epiphanie (eh ! oui, elle aussi se met de la partie) Désormais, nous allons pouvoir respirer. Le plus dur est derrière nous pour environ 330 jours. Enfilons notre jogging, chaussons nos pompes à vapeur et bougeons-nous, car bien sûr pour toute cochonne qui se respecte, les fêtes c'est surtout du lard sur la côtelette. Je vous conseille donc pour quelques mois, le poireau, la courgette, la scarole, l'endive, les champignons, le tout évidemment à satiété, et agrémenté de fines herbes. Ainsi que quelques miettes de water pudding qui, comme chacun sait, offre de naviguer menu.

Faites fi du gras, du lourd et de l'indigeste. Les cochons peuvent dormir en paix, les moutons attendre le printemps, les volatiles tenter d'échapper à la grippe aviaire, les boeufs ruminer sans souci, la glace à la vanille, le tiramisu, et la galette, s'ennuyer dans les réfrigérateurs, le Bourgogne et le Bordeaux se chambrer d'inquiétude, nous résisterons à la tentation. Nous nous installons au vert, au léger, au tendre.....

Nous pouvons juste nous "indigestionner" de mots et d'images. Alors suivez-moi.

       

chic, chic, chic, mon édito bat sur le fil tous les magazines féminins qui, dès le mois de février, conseillent une foultitude de régimes, plus loufoques les uns que les autres.

 

Edito du 02-12-2005                                      

Joyeux Noël !

                     

  Pourquoi joyeux ?
Depuis ma plus tendre enfance cette période particulière, vouée à la fête et aux embrassades, a toujours déclenché chez moi un spleen absolu. Pour quelle raison ? Je n'en sais fichtre rien. Trop de lumières ? Trop d'artifice ?  Escalade de cadeaux ? Obligation de s'amuser en dépit  du temps morose ? Allez savoir. Mais le fait est là : chaque année, j'attends avec impatience que l'an nouveau soit déjà fort entamé  pour renaître de mes cendres. 

Sûrement l'un des paradoxes de la cochonne-scorpionne.   Je vous les souhaite bonnes quand même ces fêtes.

                                                               

    

 

Edito du 08-10-2005                                      

Cochon d'pirate !

Non, non, non, non, non, la cochonne n'a pas disparu durant l'été !

Pourtant ce n'est pas faute d'avoir voyagé, d'avoir copiné  avec le soleil, d'avoir navigué vers des contrées lointaines et parfumées, d'avoir observé son prochain par le petit bout de l'appareil photo. Mais, mais, figurez-vous que la cochonne s'est fait pirater !

Eh ! oui, monsieur ; eh ! oui, madame, le site de la cochonne a été l'objet d'une intrusion mal intentionnée. Un petit malin (je ne sais même pas si ils ne s'y sont pas mis à plusieurs) s'est introduit, durant l'été, dans le serveur qui héberge notre délirance. Non seulement, il en a vidé le contenu, mais en plus il a écrasé le disque dur afin qu'on ne puisse relever d'empruntes. Pourtant  s'il avait demandé poliment, je lui aurais confié recettes de cuisine, news, histoires cochonnes et bien d'autres choses encore.

Mais non, nous sommes dans un monde de brutes où les cochons ne sont pas ceux qu'on imagine se vautrant dans la fange. Il est des cochonneries bien plus effrayantes que celles commises par ces charmantes bestioles à peau rose. Bêtise gratuite ; méchanceté imbécile ; afin de prouver quoi ? Qu'on est le meilleur pirate du Web ? Beurkkkk...

C'est à cause de cet incident que le site cochonnet.org est un peu désordonné, un tantinet mal fichu. Il y manque des rubriques. Mais il se refait une santé, avec notre conversation, avec des actualités, des photos bizarres  et, dans peu de temps, il sera tout aussi joli qu'avant. Surtout, surtout, que nous fêtons ensemble le premier anniversaire de sa mise en ligne.

                            

avec plus de deux mille visiteurs et plein de contacts sympa 

ça s'arrose !

      

               

 

 

Edito du 26-10-2004                                      

 

cochon de payant !

Edito d'automne

          

C'est l'automne. Avez-vous remarqué ? Le soir fraichit, le ciel prend des couleurs grisantes, la pluie s'installe par rafales glacées, les jours racourcissent, les nuits s'allongent (évidemment) et les arbres se dénudent. Les feuilles jaunes, rouges, mordorées, brunes voltigent happées par un vent tourbillonnant, dégringolent dans les allées, dans les promenades.  

Hélas, toutes les feuilles ne prennent pas ces teintes agréables. Celles qui tombent dans nos boîtes aux lettres n'ont rien  de poétique :  taxe d'habitation, taxe  foncière, troisième tiers, contribution sociale... Petits papiers cochons, qui ne nous amusent guère. Mais, comme dit un cochon de mes connaissances "du moment que tu paies des impôts c'est que tu es riche."  Vu sous cet angle, forcément, ça rassure.

Cependant, comme l'a si bien souligné un humoriste "on met ici de nouveaux impôts sur tout ce que l'on peut. J'ai peur qu'enfin on en mette sur les gueux qui se chauffent au soleil"  Alors à quand l'impôt sur l'air que nous respirons ? Sur les rêves que nous faisons ?.....

 

 

Edito du 13-10-2004                                      

 

Cochon qui s'en dédit

 

Edito du seul écrivain qui ose

Pourquoi introduire sur le Net un site dédié aux cochonneries ?
Simplement parce que j’ai promis à mes amis, à mes ennemis, à mes détracteurs et... aux autres (mais ne sont-ce pas les mêmes ?) qu’ils allaient s’en payer une bonne tranche et que je n’hésiterais pas un instant à donner de ma personne pour les distraire.

Je suis au pied du mur (de la porcherie ?) et ne peux plus reculer, ce qui est dit est dit : cochon qui s’en dédit voici pour vous, pour moi et surtout pour eux un aperçu, une ronde, un panel des cochonneries du monde.

                       Le porc est un animal qui se confond avec la saleté, la goinfrerie, la fange, la perversité, l’ignorance, la luxure, l’égoïsme et la gourmandise. Mais paradoxalement, il symbolise la bonté, la gentillesse, voire une certaine niaiserie, l’abondance et la prospérité.

Alors qu’en est-il exactement ? Découvrons ensemble les trésors cachés sous la couenne épaisse.

 

 Dans le cochon
tout est bon !

Dans l’cochon tout est bon
Le groin et le talon
Le pied, le saucisson
La côte et le jambon
La queue en tire-bouchon
L’oreille et le lardon
Ah ! vraiment tout est bon.