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Verrat Cité-Ciné

Les Cochons Littéraires

                                 
..... et tout le reste est littérature  - Paul Verlaine

Circé la magicienne : un des épisodes de l’Odysée d’Homère, dans lequel les compagnons d’Ulysse sont transformés en porcs et enfermés dans une soue par la magicienne Circé. Mais le rusé roi d’Ithaque charme à son tour la divine et délivre ses amis. Les Grecs s’installent pour quelques temps dans ce paradisiaque endroit. Dès après cette aventure, Ulysse descendra aux enfers.

La légende dorée : de Jacques de Voragine raconte le miracle qui amena à Saint-Antoine son fidèle compagnon sorti tout droit d’une porcherie.

Les Triades Galloises : sorte de légendes dans lesquelles les trois fameux porchers de l’île de Bretagne apparaissent : Pryderi qui porta le porc au Pays de Galle de l’Autre Monde ; Drystan qui gardera les porcs du roi March et empêcha Arthur et trois compagnons de saisir une seule truie ; Coll qui poursuivit sa mystérieuse truie Henwen à travers la Cornouaille jusque dans la mer. Saint Patrick n’est-il pas porcher ?

L’Edda : ainsi qu’une grande part de la littérature des pays scandinaves font la vie belle au cochon, au porc, au sanglier, au verrat que le roi Adils, par exemple, vénère et qui l’aide à vaincre ses ennemies lors de batailles mémorables.

Et pour rester dans les légendes citons la Vie de saint Malo dans laquelle on assiste à un miracle touchant une truie ; ou encore la légende ardennaise de saint Juvin, porcher de Marc comte de Dormois. Mais également Tristan et Yseut, dans laquelle Tristan, druide porcher du roi Marc, fautera avec l’épouse de son roi. Comme également celle de Diane chasseresse envoyant les sangliers géants ravager le pays de ses ennemis, ou Adonis, blessé à mort par un sanglier, et que Vénus transforme en anémone. Lors de ses douze travaux, Hercule devra prendre vivant le sanglier d’Erymanthe.             

 

mourir à Parme... le rêve des petits cochons

Le Satyron : dans lequel Pétrone fait figurer une recette de porc à la Troyenne – farci de becfigues, sorte d’ortolans -  de grives, d’huîtres et d’un tas d’autres choses rares et délicates pour un banquet raffiné.

Quant à Caton, Virgile, Varron, Horace – pour ne parler que de ceux là – ils ont laissé des écrits dans lesquels le cochon est mis à toutes les sauces.

Le cordage (Rudens) : une des comédies de Plaute passée à la postérité, dans laquelle un porc est le gardien d’un enfant.

Décaméron : dans une des nouvelles de Boccace allusion est faite à la confection des charcuteries que les gens d’église tiraient de l’élevage des cochons. Cochons appartenant à l’ordre de saint Antoine. Lesquels erraient en liberté dans les rues, se nourrissant  d’ordures.

   Salvatore : Transports amoureux  
          
   Dans cette BD due au talent de Nicolas de Crécy (chez Dupuis) il est question d'une Amandine, porcinette myope enceinte d'une douzaine de porcelets et fraîche veuve du père prénommé Roger-le-Porc.  D'un garagiste savoyard pas très honnête qui répond au doux nom de Salvatore. Celui-ci est plus préoccupé par la fondue savoyarde, ou de retrouver son amour d'enfance, une certaine Julie partie en Amérique du Sud, que de s'occuper de ses clientes.  

Le Quart Livre, le Tiers Livre et autres : de Rabelais énumèrent nombre de « truyes » et « pourceaulx » ainsi que de recettes de cuisine tournant autour du cochon synonyme d’abondance. Jambons, andouilles et autres vessies de porc y sont fortement décrits. Quant à la bataille contre les Andouilles, elle vaut son pesant de rillettes.

Traité de la cochonnaille : de Monsieur de Vauban lui-même dans lequel l’ingénieur, plus connu pour ses places fortifiées que pour ses recettes de cuisine, examine le cochon de manière très mathématique.

Le Cochon dans tous ses états : de Marilyn Nissenson et Susan Jonas qui retracent les vies, les gloires, les publicités, les concours de l'intelligence porcine. Fort bien documenté, très illustré. Merci à Claude et Yves pour cette trouvaille.

 

 

Jésus, le Dieu qui riait : de Didier Decoin, avec pour sous titre "une histoire joyeuse du Christ". Jésus a-t-il jamais ri ? Partant de cette interrogation, Didier Decoin entraîne le lecteur sur les traces d'un Jésus jubilatoire, amical,  aimant le bon vin, la fête, les escapades en bateau, le partage universel. Un Dieu humain,  et un passage sur la fameuse histoire de porc, minuscule, soit, mais présente.

Septième ciel : pondu par Janet Evanovich. Petite histoire étrange que l'aventure de cette chasseuse de primes qui rêvait d'être princesse intergalactique pour porter une cape, des bottes sexy et une arme cool. Etrange histoire de coeur à retrouver, de coeur humain disparu mystérieusement et qui sera avantageusement remplacé par le coeur d'un porc. Tout y est décalé, les personnages, les situations ; ça se lit sans faim...

Maigret et les petits cochons sans queue : une nouvelle de Simenon, écrite en 1936, dans laquelle le prolifique écrivain belge promène le lecteur dans le monde de la presse sportive. De curieux cochons en porcelaine servent de starter à une histoire, pas cochonne du tout. Cette nouvelle a été adaptée pour la télévision, avec Bruno Kremer dans le rôle de Jules Maigret

                                                                                                                                    


                                              
Le seigneur des porcheries : de Tristan Egolf paru chez Gallimard en 1998, premier roman d'un jeune américain, né en 1971 et vivant à l'époque à Paris. Dans une sinistre petite ville du Midwest, où l'alcoolisme, la misère morale, l'inceste, la violence, la bigoterie, sont de mise, John   Kaltenbrunner, orphelin "anormal" doté d'une volonté hors normes, subit l'ostracisme de toute une population.  Sorte de anti-héros génial mais qui accumule les malchances, il fait peur à ces gens ordinaires. Il devient meneur d'hommes, rend aux miséreux leur dignité. Jusqu'au bout de la vie.

Stratégie pour deux jambons : Raymond Cousse, l’auteur de cette histoire humoristique  fait, sans en avoir l’air, le procès de la société de consommation, du suivisme et du conformisme bourgeois. Au seuil de l’abattoir, un cochon philosophe, explique les principes qui l’ont guidé pour atteindre au but de toute une vie : livrer à l’humanité des jambons de premier choix, pour l’honneur de la race porcine.

La foire aux cochons : une bande dessinée par Pitluc qui  à « l’art d’accommoder les restes » de façon bien  marrante.

Truismes : le roman révélation de Marie Darrieussecq. Ecriture « cochonne » pour société de porcs. De la parfumerie à la vie en forêt. Cruel, naïf, révolté juste ce qu'il faut, il a cependant le goût du politiquement correct, selon les critères d'aujourd'hui. Trop truie pour sentir vrai.

         
         

 

Au pied de Cochon : signé par Pierre Rival. Ouvrage magnifique, tant dans la conception, que dans l'écriture et dans l'imagerie. On y découvre le célèbre restaurant du 16e arrondissement de sa naissance, à sa fréquentation par le Tout-Paris. Et qui plus est de bien belles recettes nous mettent l'eau à la bouche. A consommer absolument sans modération.

Le cochon universel : dans ce superbe livre, Marilyn Nissenson et Susan Jonas jettent un regard affectueux sur cette créature fascinante et bien souvent incomprise. Cent soixante-cinq photographies, des textes, des poèmes, anecdotes, aphorismes, illustrent ces relations protéiformes qu’entretiennent entre eux les hommes et les cochons.

Le livre du cochon : Jean Diwo et Irène Karsenty font le tour du porc  du mythe à la marmite. On trouve donc mêlés, les différents mythes cochons, des références aux sanglier, et des recettes de cuisine d’hier et d’aujourd’hui

 

    
         

La passion des cochons : de Frédérique Crestin-Billet. Un fort joli livre dans lequel tout ceux qui vouent au cochon un amour sage ou fou trouvent un univers plein de charme. Gravures, objets, cartes postales, se coupent en quatre pour s'offrir au plus curieux. Paru chez Flammarion en 2002.

Ce cochon de Morin : de Maupassant . Cette courte nouvelle fait parti des Contes de la Bécasse. Elle  met ironiquement en scène  Morin—ce cochon de Morin—séduit par la beauté troublante d’une jeune femme. Et parler de cochon, Maupassant sait le faire !

Traversée de Paris : une nouvelle de Marcel Aymé qui raconte les tribulations d’un cochon dans le Paris de l’occupation. Les personnages y sont truculents et le « monsieur » bien lourd. Le film du même titre d’Autant-Lara s’inspire de cet ouvrage.

L’histoire du cochon rose : cette merveilleuse histoire mijotée par Guy Franquet et illustrée par Pierre Etaix, nous conduit dans un Montmartre charmeur, dont il faut vite profiter avant que les démolisseurs en aient à jamais détruit  le côté village.

Histoires de cochons et bonnes recettes : ou... l'aventure de la maison Hénaff, qui depuis quatre générations fabrique ce pâté bigouden né en 1915 à Pouldreuzic. Pâté qui a fait le tour du monde. Histoire et recettes savoureuses se partagent, sous une couverture rose , cette chronique fermière.                                                                                                          

   

 

 Le bandit mexicain et le cochon : James Crumley, né au Texas en 1939, emmène le lecteur dans une surprenante histoire perdue dans un village mexicain où une énorme truie porte un bandana rouge autour du cou....   

Les cochons au paradis : Barbara Kingsolver entraîne le lecteur dans une histoire d’indiens du vingtième siècle, à travers une famille un peu éclatée, mais très drôle.

Cinq petits cochons : un des meilleurs romans d’Agatha Christie qui part, comme bien souvent chez cet auteur, d’une comptine et oblige Hercule Poirot à remonter le temps  pour élucider un crime.        

Le vol des 714 porcineys : Je vous recommande ce petit ouvrage, complètement déjanté, complètement loufoque. Aucune prise de tête, juste une soirée hors le temps. On y oublie la crise, la politique, le temps pourri et on s'endort, en se demandant ce qui nous a pris d'acheter ce bouquin !  Mais quand on collectionne, on collectionne, n'est-ce pas ?                               

          

Les amis d'Emma : de Claudia Schreiber, chez Nils Edition. Une histoire de cochons émouvantes et drôles. Si Emma, la solitaire en manque d'amour, élève des cochons pour subvenir à ses besoins en les transformant en saucissons, fait-elle en sorte de déployer une tonne de tendresse quand vient le moment de les saigner. L'arrivée inopinée dans cette ferme perdue au bout du monde, d'un homme aussi paumé qu'elle va, d'un coup, faire basculer la vie d'Emma.

Vipère au poing : comment ne pas parler de ce superbe roman d'Hervé Bazin ? Bien sûr, les cochons n'y sont pas omniprésents, mais, mais, n'oublions pas que le surnom de Folcoche que les enfants attribuent à leur mère indigne est l'association des mots "folle" et "cochonne". Donc, il y en a un peu quand même.

Monsieur le Cochon : de Jean Robinet, l’écrivais paysan qui sait de quoi il parle. N'est-il pas le chroniqueur rustique préféré des Haut-Marnais ?

Du cochon considéré comme l'un des beaux-arts : anthologie présentée par Jean-Claude Dreyfus, grand collectionneur de cochon devant l'éternel. Avec de bien jolies photos d'André Boulze, au Cherche Midi éditeur. On y retrouve plein de mignonnes cochonneries, mélangées harmonieusement.

La mythologie du porc : ouvrage collectif, aux textes réunis par Philippe Walter suite à un colloque et qui reprend très scientifiquement les différents mythes du porc à travers la littérature, les siècles, les religions du monde.

Les porcs du monde : recettes de cuisine d’un peu partout concoctées avec des textes poétiques de Jo Bertil et des illustrations humoristiques de Willem. Bein ! mon cochon,  c’est drôlement « porc sein »

       
                     

 

Les travers du Docteur Porc : Quel plaisir, quelle découverte. Thanh-Van Tran-Nhut, jeune auteure vietnamienne, nous plonge avec talent dans une enquête menée de main de maître par le Docteur Porc, emminent médecin, nommé responsable du tribunal durant l'absence du mandarin Tân.  Nous sommes immergés dans le Vietnam du XVIIème siècle, avec ses croyances, ses coutumes, ses personnages haut en couleur. Les faits historiques n'y sont peut être pas tout à fait exacts, mais que de truculence, que de parfums, que de paysages. Je n'ai lâché ce petit moment de pure jouissance qu'à dix huit heures, à l'issue d'une histoire bien ficelée. Je vous la recommande

Le cochon, dix façons de le préparer : un tout petit ouvrage délicieux faisant partie d'une collection composée par les Editions de l'Epure. Une bien jolie introduction de Sonia Ezgulian (restaurant Oxalis à Lyon) dans laquelle on retrouve quelques traditions cochonnes. Puis dix recettes étranges, exotiques, drôles comme la poitrine de porc rôtie aux épices d'Asie ou celle de Bernard Dousson "tueur" de cochon, découpeur dans un abattoir ou encore celle de Pierre-Alain Gautier, artiste musicien et cuisinier, dont les proportions sont gardées jalousement car il s'agit d'un secret de famille !

   
         

Bestiaire domestique : dans lequel Thierry Beinstingel (chez Fayard) nous emmène par le bout du groin à la découverte de son bestiaire, rattaché à des souvenirs. D'enfance ? D'adultes ? D'ici ? D'ailleurs ? On y rencontre, évidemment, et ça dès la première page les cochons !  

Le palais des cochons : de Kitty Fitzgerald (auteure irlandaise) qui nous entraîne dans le monde cruel de l'adolescence. Ca ressemble un peu au "Seigneur des porcheries" dont je vous ai déjà parlé, mais en  tendre, en rose, en plus doux. C'est nostalgique, terriblement déchirant. Une histoire sur l'acceptation de la différence. Une histoire d'amour, d'amitié. Chez Plon.

Viande froide cornichons : ce petit livre d'Edouard Launet paru au Seuil est absolument DE-SO-PI-LANT. On n'y parle pas vraiment de cochons, mais l'on y rend compte des annales de criminologie. Humour noir où l'on évoque une "mort par étouffement avec un poisson vivant" Crimes et suicides à mourir de rire, comme indique le sous-titre.

Mémoires de porc-épic : d'Alain Mabanckou au Seuil. Dans ce roman, où légende, humour, amour, dérision se  mêlent, l'auteur visite le mythe africain qui dit que chaque être humain possède son double animal. Récit truculent, mi-conte, mi-fantastique, qui entraîne dans un exotisme désopilant.

Pig island : haletant, inquiétant, ce thriller est parfaitement développé par Mo Hayder, reine anglaise du polar qui entraîne le lecteur dans une île diabolique, aux habitants mystérieux, aux paysages désolés, aux coutumes inquiétantes. Les cochons sont là, partout, en compagnie de Satan. Avec une chute à laquelle on ne s'attend pas du tout. A lire jusqu'au bout de la nuit si l'on veut s'endormir serein.

         
   

 

 Le Cochon (histoire d'un cousin mal aimé : de Michel Pastoureau, dans la collection découverte Gallimard. La 4ème de couv indique "des sacrifices antiques au fidèle cochon de Saint Antoine, des glandées en forêt aux héros des livres pour enfants, de l'abattage du cochon aux portes mirifiques de la truie...."

Vivre et penser comme des porcs : cet ouvrage de Gilles Châtelet, mathématicien, professeur et philosophe, ne parle pas du tout de cochon, mais de "l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés" C'est dire à quel point on est loin de mes cochonneries habituelles !

Temps de cochon : Andrew Cowan peint là le tableau d'une Angleterre rurale qui tend à disparaître. Danny, adolescent tourmenté essaie tant bien que mal de survivre dans le chaos de son adolescence. Sa grand-mère meurt et toute la vie bascule.

         
       Petit Lexique pornographique à l'usage des vieux cochons et des jeunes truies : ce charmant lexique sorti à la Musardine est très drôle, et surtout il est écrit par une certaine Adeline Rognon !   

 un peu de littérature enfantine

 

Je n'oublie, évidemment pas, les enfants qui peuvent retrouver de charmants cochons dans les aventures de la famille Mellops ; et pour les tous petits, les mignons livrets "Mini-animaux" qui parlent de tigre, de chat, de grenouille, etc.... Et bien sûr, de cochon.

Le roi des cochons : de Christine Molina, illustré par Frédéric Pillot. L'histoire d'un roi qui ne s'est pas lavé depuis trente ans ! Mais qui, pour l'amour d'une bergère, accepte de se pomponner. Littérature enfantine.   Le roi des cochons porte bien son nom : il sent mauvais, il est d'une saleté repoussante, et jamais, au grand jamais, il ne fait sa toilette. Il lui faut pourtant trouver une reine qui lui donnera des hériteirs. Mais allez convaincre le roi des cochon d'aller prendre un bain....       

 Super Cochon :    Merlin, Jambon et tartine

 

    de Loïc et Efix, dans la collection Carabas Jeunesse, qui nous entraîne dans une folle aventure à la recherche de l'ours en peluche de Monsieur Trompe ? Eléphant ? Tout en images.

                                        

                       Chez Dargaud, avec un scénario de Joann Sfar et des dessins de José-Luis Munera. Ou comment le petit Merlin est devenu magicien. A mourir de rire.                     
     
    

                    

 

Gaston Porcinet et la marchande de glaces : de Mary Rayner. Histoire pour enfant  dans laquelle il est question de cochons, de glaces et d’une madame Lalouve bien méchante.

L’extravagant désir de Cochon Rose : de Jacqueline Girardon et Catherine Mondoloni pour les illustrations. Cochon Rose rêve de découvrir où se couche le soleil. Il part en quête de l’endroit et … littérature enfantine.

Le cochon dégoûtant : un mini livre illustré et écrit par Bénédicte Guettier et destiné aux petits bouts de choux. Il conte l'histoire d'un cochon très sale qui pète en dormant.

Le cochon pilote : un jeu très amusant qui offre à l'enfant de guider le cochon pilote dans un rallye à travers l'Afrique. Ils rencontrent un âne, deux maisons blanches, trois chameaux, etc...                                                                                   

Et, pour vous réconciler avec le monde cruel, je vousrecommande cette BD. Les aventures de la Mort et d'un cochon, prénommé Lao Tseu. Juste de quoi s'en payer une bonne tranche ;-)))) Mais ce n'est pas tout à fait une BD pour enfant !

 

Les trois petits cochons : conte traditionnel, que chacun à lu et relu, qui sacralise le travail et la bonne conduite. Le loup n'en sort pas tout à fait grandi (dans certaines versions, il finit même dans la marmite)

 

 

 

 Et puis il y a Juliette....

     
       

 

 Juliette au piano, Juliette à la voix, Juliette et ses textes aux petits oignons, morceaux choisis enregistrés à la salle Gaveau en décembre 1997. Jubilatoire, jubilatoire

Avec, tenez-vous bien, un petit bijou intitulé "tout est bon dans l'cochon" dans lequel la rillette et le saucisson sont mis à la sauce pianistique avec délice. Le reste est tout bon aussi.

Et, cerise sur le gateau (ou queue sur le postérieur) l'autre pianiste s'appelle Didier Goret. Evidemment, ça ne s'invente pas ! 

           
         

Quand le cochon fait son cinoche

 

Si on a du génie, on ne fait pas de cinéma, on écrit un grand livre.
Le scénariste est un romancier raté.
D’ailleurs les meilleurs scénarios
que j’ai lus dans ma vie sont des livres .

Michel Audiard

Le porc a inspiré bon nombre de réalisateurs. Tous les films « cochons » ne sont pas passés à la postérité, mais il en est quelques uns qui nous ont donné des morceaux d’anthologie. Je citerai :

Les Trois Petits Cochons, célèbre film de Walt Disney, tiré d'un conte dans lequel le Grand Méchant Loup galope en vain derrière trois petits cochons malins.

La traversée de Paris, ou les tribulations d’un Jean Gabin et d’un Bourvil convoyeurs de viande clandestine à travers le Paris de l’Occupation. Ce film tiré d’une nouvelle de Marcel Aymé, réalisé par Claude Autant-Lara, est une sorte de chef d’œuvre au noir.

Porcherie réalisé par Pier Paolo Pasolini souleva bien des polémiques à sa sortie. Il ne faut pourtant y voir que l’œuvre poétique et symbolique d’un homme tourmenté.

L’Ile du Docteur Moreau  (plusieurs versions, donc plusieurs réalisateurs) film dans lequel un savant fou transforme des animaux en humains. Evidemment le cochon n’y coupe pas.

         
  Ulyssse : film italien de 1955 qui retrace l'épopée d'Ulysse d'Homère, avec évidemment le passage où ce dernier et son équipage échappant aux sortilèges de la magicienne Circé. Avec Kirk Douglas dans le rôle d'Ulysse, Anthony Quinn et la sculpturale Sylvanna Mangano

 

L’Auberge Rouge tragi-comédie de Claude Autant-Lara, histoire inquiétante d’un couple démoniaque dans laquelle le cochon, qu’on engraisse avec le corps des voyageurs assassinés, donne des hauts le cœur à Fernandel. La version plus récente n'a malheureusement pas la même saveur (on a beau faire dans les vieux pots, ce n'est pour ça que c'est meilleur !) 

     

 

La foire aux illusions : de Henry King et dans lequel un père de famille, à la veille d'un comice agricole, rêve d'une seule chose : faire primer son cochon. Tourné en 1933, puis repris par Walter Lang en 1945 et, encore, par José Ferrer en 1962. Sûrement un très bon sujet !

L’Arbre aux Sabots chronique italienne réalisée par Ermanno Olmi dans laquelle la vie paysanne bergamasque suit le cours des saisons, avec le cochon qu’on tue la veille de Noël. 

         

Cochons et cuirassés : film japonais de Shoei Imamura sorti en 1961 qui trace un portrait sans concession de la nature humaine et de la compromission japonaise vis à vis de l'occupant américain. Drame qui retrace les sentiments de révolte qui animaient la jeunesse de l'époque.

L'extravagant docteur Dolittle : film de Richard Fleische dans lequel un médecin (Rex Harrisson) découvre le moyen de communiquer avec les animaux, dont un cochon nommé Gub Gub. Leur conversation s'avère très vite peu intéressante. 

Carrie ou la bal du diable un film fantastique de 1976, dû au talent de Brian de Palma, d'après l'oeuvre de Stephen King avec Sissi Spacek, dans lequel le sang de cochon donne aux images une dimension fantastique.

 

Les Muppets, ça c’est du cinéma !  film américain réalisé par James Frawley qui reprend les personnages de la célèbre série de télévision, avec notamment Miss  Peggy, la truie, Kermit la grenouille, Fozzie et tous leurs amis, ainsi que des vedettes comme Orson Welles ou James Coburn.  Il sera suivi de Les Muppets à Londres réalisé par Jim Henson, et Les Muppets dans l'espace mis en scène par Tim Hill.

Litan  film fantastique de Jean-Pierre Mocky. Trois hommes, le visage couvert d’un masque de cochon, terrorisent une ville, alors que celle ci s’apprête à fêter Carnaval.

    

Razorback Russel Mulcahy y conte l'aventure de chasseurs de kangourous en traque, dans les grands espaces australiens, d'un sanglier géant, le légendaire Razorback aux multiples victimes.

Babe ou  l’histoire romancée d’un mignon cochon rose qui devient berger. Les autres animaux lui donnent la réplique. Elu meilleur comédie de l’année 1996, ce film de Chriss Noonan n’est pourtant pas un dessin animé.

Le meilleur des mondes possibles :  la décadence d'un représentant en café, avec une clinique très spéciale dans laquelle on greffe des têtes d'hommes sur des corps de cochons. Réalisé par Lindsey Anderson en 1973. 

Satyricon de Federico Fellini qui, dans de savantes mises en abîme, dévoile la décomposition d’une culture. On y assiste à un festin orgiaque, tout comme dans le film de Mel Brook L’Histoire du Monde

Fritz le chat : tiré de la bande dessinée de Robert Crumb et mis en scène par Ralph Bakshi. Les aventures d'un chat étudiant qui préfère la compagnie des filles à celle des livres. Les policiers américains y sont personnifiés par des cochons en uniforme.

Fitzcarraldo avec le couple infernal Werner Herzog (réalisateur) Klaus Kinski (acteur) dans l’aventure d’un fou qui, au Pérou, décide de construire un opéra en pleine forêt et d’installer son cochon préféré dans un fauteuil rouge.

1900 fresque lyrique, monumentale et ambitieuse, de Bertolucci dans laquelle, entre autres, Gérard Depardieu, paysan révolté, tue le cochon.

Mad Max 3 (au delà du Dôme du Tonnerre) ou, comment alimenter en chaleur une ville futuriste  avec les excréments de porcs.   Film australien réalisé par George Miller, avec bien sûr Mel Gibson dans son rôle fétique de justicier. Cette fois, il est le guide d'une horde d'enfants.  Tina Turner y fait une prestation remarquée.

Délivrance ce film de John Boorman est d’une rare violence. Il retrace l’expédition de quatre hommes dans une nature sauvage. L’un d’entre eux deviendra le souffre douleur. Il sera violé à plusieurs reprises et devra, entre autres, imiter le cri du cochon.

Pigs, les monstres sanglants : film américain réalisé en 1972 par Marc Lawrence. Petit budget, petit film fantastico-symbolique, dans lequel des cochons sont nourrit à la viande humaine. Toni Lawrence, jeune femme victime dun 'inceste dans le scénario, donne la réplique à son père. A noter une musique qui colle parfaitement à l'histoire et rend bien une atmosphère glauque à souhait.  

Delicatessen superbe film de Caro et Jeunet, intemporel, poétique, empli de personnages pittoresques, et notamment un boucher très spécial (Jean-Claude Dreyfus). Après une guerre, les habitants d'un quartier deviennent cannibales et se fournissent chez un boucher duquel, ils peuvent devenir la marchandise prochaine. La musique est omniprésente.

Shining film d’épouvante réalisé en 1980, par Stanley Kubrick d’après Stephen King. Jack Nicholson y est royal, et donne sa pleine mesure démentielle… petit cochon, petit cochon... Un remake a été tournée en 1997 par Mick Garris, mais...

La Mortadela nanar extraordinaire réalisé par  Mario Monicelli en 1971 et qui raconte les tribulations d’une italienne (Sophia Loren) arrivant aux Etats-Unis et se voyant confisqué l’énorme mortadelle qu’elle apporte avec elle, comme présent à son fiancé.

 

         

 

 Le nom de la Rose ce suspens moyennageux, tiré du roman de Umberto Ecco est magistralement réalisé par Jean-Jacques Annaud. Les cochons y sont présents dans toute la splendeur de leur cochonnerie.

Jamon, jamon : film de J.J. Bigas Luna dans lequel José Luis travaille dans l'usine de sous-vêtements de ses parents. Il séduit et met enceinte Sylvia, une jeune ouvrière qu’il ne veut épouser. Une superbe scène de mangeaille permet de parler « cochon » et plus spécialement jambon.

A Private Fonction film de 1984, dans lequel  Betty, la truie, refuse de se laisser tuer.

Hannibal  la suite extraordinaire du "Silence des agneaux" réalisée par Ridley Scott, avec Anthony Hopkins et Julianne Moore. A Florence, Mason Verger (Gary Oldman)n un milliardaire atrocement défiguré par Hannibal Lecter, rumine sa veangeance  en engraissant de superbes cochons de Sicile destinés à bouffer l'Hannibal. Mais ils finiront par déguster le pervers qui les a commandés.

Sans oublier, bien sûr, tous les films de la Warner Bros dans lesquels Porky, le petit cochon qui bégaie offre un festival drolatique.

Le jour où le cochon est tombé dans le puits : cette expression populaire coréenne veut tout simplement dire "le où tout va de travers". Dû au talent de Hong Sang Soo, ce drame dresse le portrait de quatre individus (deux hommes, deux femmes) dont les destins se croisent, s'emmêlent, dans une spirale infernale où sexe et relations extraconjugales entraînent inexorablement à la destruction.

La loi du cochon : production québécoise d'Erik Canuel. L'action de ce film noir oscillant entre drame et comédie, se déroule, entre autres, dans une ferme porcine posée en pleine campagne.   

Et le théâtre alors !

    Le Roi nu
       

 

Entre fantastique et burlesque, entre absurde et satire sociale, entre univers féerique et décor kafkaïen, cette pièce écrite en 1934 par Evgueni Schwartz ressemble à un conte - inspiré en effet de contes d'Andersen - et rassemble une jolie princesse, blanche et rose, amoureuse d'un porcher débrouillard, un père autoritaire, un poète, une gouvernante allemande, des dames d'honneur en escouade militaire, des ministres obséquieux, des tisserands astucieux, et quelques cochons qui  somnolent.  Ah ! j'oubliais, il y a aussi un roi aussi sot que prétentieux  et si imbu de sa personne et de ses attributs qu'il s'en couvre de ridicule. L'amour triomphe.

Cette co-production  Théâtre national de la communauté Wallonie-Bruxelles et le Centre dramatique national des Alpes-Grenoble, est en tournée actuellement. Mise en scène et créée en 2004 par Laurent Pelly, cette pièce oscillant entre rêve et pamphlet est  à voir absolument, ne serait ce que pour son côté jubilatoire.  

                                                  

         

Que disent les cochons quand le ciel est gris ? tel est le titre d'une pièce créée par la Compagnie Amin au Théâtre Dunois, dans le XIIIé, en mars et avril 2004. Le texte est de Patrick Lerch, mis en scène par Christophe Laluque.

William Pig le cochon qui avait lu Shakespeare  de Christine Blondel. Où l'on découvre un porc que la faim oblige à dévorer les oeuvres complètes du grand dramaturge, avec pour conséquence de se transformer en homme. Comme il se retrouve perdu, seul contre tous, un clochard philosophe le recueille et lui donne pour nom William Pig. Après un énorme succès politique (dû à son charme et à son éloquence) il devient premier ministre, porte-parole des miséreux et réalise qu'il ne pourra jamais changer le monde.

   Mutatis.... Mutandis      
               

 

Et puis il y a Juliette Noureddine et ce magnifique "Mutatis Mutandis" dont on ne se lasse pas. Principalement d'ailleurs un morceau savoureux : Le sort de Circé. Les paroles sont extra, rien à jeter ; tout à déguster et même à en reprendre, encore et encore...

.... Ô combien de marins
Ô combien d'imbéciles
J'ai changé en pourceaux.... 

... Mutatis mutandis
Ici je veux un groin
Un jambon pour la cuisse
Et qu'il te pousse aux reins
Un curieux appendice....